L’essentiel à retenir

  • Meilleure école : ISAE-SUPAERO, indice 7 000, salaire médian 42 000 €, insertion 95 %.

  • Coût : de 600 € par an dans le public à 9 200 € par an à EPITA.

  • Avantage Toulouse : premier pôle aéronautique européen (Airbus, Thales Alenia Space, Safran, CNES), plus de 30 000 ingénieurs en poste, taux de chômage inférieur à 3 %.

  • Accès sans prépa : INSA Toulouse, ENSAT, Purpan, ICAM, EPITA et IPSA recrutent sur Parcoursup.

  • Aéronautique : ISAE-SUPAERO, l’ENAC pour la navigation aérienne, l’IPSA dans le privé.

  • Accréditation CTI : toutes les écoles du classement en disposent, c’est le prérequis non négociable.

Pourquoi Toulouse pour faire ingénieur ?

Toulouse n’est pas une ville comme les autres pour les écoles d’ingénieurs. C’est la capitale européenne de l’aéronautique et du spatial. Airbus, Thales, Safran, le CNES y ont tous des implantations majeures. Cet écosystème crée une demande locale d’ingénieurs sans équivalent en France hors Paris.

30 000+Ingénieurs en poste en Occitanie
< 3 %De chômage chez les ingénieurs
1er pôleAéronautique et spatial d’Europe

Les écoles publiques toulousaines offrent un rendement financier imbattable. Les privées se justifient sur des niches, l’informatique pour EPITA, le management pour l’ICAM. Le raisonnement est simple : si vous visez l’aéronautique ou le spatial, Toulouse est votre destination naturelle.

Classement Journal des Écoles - top 10 Toulouse 2026

Méthodologie et Indice ROI Ingénieurs Toulouse

Notre Indice ROI Ingénieurs Toulouse est une analyse propriétaire du Journal des Écoles. Sa formule :

(salaire médian débutant × 5) ÷ (coût total de la formation sur 5 ans) × 100

Cet indice mesure le retour sur investissement financier : combien d’euros de salaire chaque euro dépensé en scolarité génère sur les cinq premières années. Plus le ratio est élevé, plus l’école « rapporte » vite. C’est l’unique critère de rang de ce classement.

Le tableau de classement complet

Rang École Indice ROI Salaire médian Insertion 6 mois Spécialité
1ISAE-SUPAERO7 00042 000 €95 %Aéronautique et espace
2ENAC6 66740 000 €97 %Navigation aérienne
3INSA Toulouse6 16737 000 €92 %Généraliste
4ENSEEIHT6 00036 000 €90 %Numérique et énergie
5ENSIACET5 91735 500 €89 %Chimie et matériaux
6ENSAT5 16731 000 €87 %Agronomie
7Purpan49232 000 €90 %Agronomie (privé)
8ICAM47934 500 €91 %Mécanique et management (privé)
9EPITA41338 000 €93 %Informatique et IA (privé)
10IPSA38833 000 €88 %Aéronautique (privé)

Les dix indices se recalculent exactement à partir des colonnes salaire et coût annuel, sur cinq ans de scolarité. Le rang suit strictement l’indice. Attention : cet indice n’est pas comparable à l’Indice ROI Ingénieur Lyon de notre classement lyonnais, dont la formule ne multiplie pas le salaire par cinq ; les valeurs toulousaines sont mécaniquement cinq fois plus élevées.

Fiches détaillées des 10 écoles

1. ISAE-SUPAERO

Public · Post-prépa, concours commun Mines-Ponts, et admissions parallèles · 3 ans · Coût 600 €/an · Salaire médian 42 000 € · Insertion 95 %

Spécialités : aéronautique, espace, défense, systèmes embarqués.

L’ISAE-SUPAERO est la référence mondiale de la formation aéronautique. Partenaire direct d’Airbus, Dassault Aviation, Thales et du CNES. Débouchés dans l’écosystème local. Indice ROI : 7 000, le plus élevé du classement.

2. ENAC

Public · Concours spécifique · 3 ans · Coût 600 €/an · Salaire médian 40 000 € · Insertion 97 %

Spécialités : navigation aérienne, systèmes de gestion du trafic, pilotage.

École très spécialisée dans l’aviation civile. Taux d’insertion exceptionnel, 97 %, le meilleur du panel, dans un secteur très demandeur. Indice ROI : 6 667. Débouchés : contrôle aérien, pilotage, systèmes de trafic.

3. INSA Toulouse

Public · Parcoursup après le bac · 5 ans, prépa intégrée · Coût 600 €/an · Salaire médian 37 000 € · Insertion 92 %

Spécialités : génie civil, informatique, mécanique, génie des procédés, électronique, mathématiques.

L’INSA Toulouse est l’école généraliste par excellence, accessible directement après le baccalauréat. Indice ROI : 6 167. Large gamme de spécialités, débouchés diversifiés dans l’industrie, le conseil et la recherche.

4. ENSEEIHT - Toulouse INP

Public · Post-prépa via le Concours commun INP, plus Parcoursup · 3 ans · Coût 600 €/an · Salaire médian 36 000 € · Insertion 90 %

Spécialités : électronique, hydraulique, informatique, télécommunications, énergie.

L’une des composantes de Toulouse INP, forte en numérique et en énergie. Indice ROI : 6 000. Débouchés dans les télécoms, les énergies renouvelables et les systèmes embarqués.

5. ENSIACET - Toulouse INP

Public · Post-prépa via le Concours commun INP, plus Parcoursup · 3 ans · Coût 600 €/an · Salaire médian 35 500 € · Insertion 89 %

Spécialités : chimie, génie des procédés, matériaux, transformation de la matière.

L’école de la transformation de la matière et de l’énergie. Indice ROI : 5 917. Débouchés dans la chimie fine, les matériaux avancés, l’agroalimentaire et l’environnement.

6. ENSAT - Toulouse INP

Public · Parcoursup après le bac · 5 ans · Coût 600 €/an · Salaire médian 31 000 € · Insertion 87 %

Spécialités : agronomie, sciences du sol, environnement, développement durable.

École nationale supérieure agronomique de Toulouse. Indice ROI : 5 167. Débouchés dans l’agriculture durable, l’environnement et la gestion des ressources naturelles.

7. École d’ingénieurs de Purpan

Privé · Parcoursup après le bac · 5 ans · Coût 6 500 €/an · Salaire médian 32 000 € · Insertion 90 %

Spécialités : agronomie, agroalimentaire, environnement, développement durable.

École privée spécialisée en agronomie et en agroalimentaire. Indice ROI : 492, le meilleur des écoles privées du panel. Débouchés dans l’agriculture biologique, l’agroalimentaire et l’environnement.

8. ICAM Toulouse

Privé · Parcoursup après le bac et post-prépa · 5 ans · Coût 7 200 €/an · Salaire médian 34 500 € · Insertion 91 %

Spécialités : mécanique, électronique, management, systèmes industriels.

Institut catholique d’arts et métiers. Indice ROI : 479. Accessible après le bac comme après une prépa. Débouchés dans l’industrie, l’automobile et le management de projet.

9. EPITA Toulouse

Privé · Parcoursup après le bac · 5 ans · Coût 9 200 €/an · Salaire médian 38 000 € · Insertion 93 %

Spécialités : informatique, cybersécurité, intelligence artificielle, science des données.

École privée spécialisée en informatique et en IA. Indice ROI : 413, pénalisé par le coût. Excellent taux d’insertion, 93 %, porté par la demande en profils techniques. Débouchés : tech, cybersécurité, data.

10. IPSA Toulouse

Privé · Parcoursup après le bac · 5 ans · Coût 8 500 €/an · Salaire médian 33 000 € · Insertion 88 %

Spécialités : aéronautique, spatial, défense, systèmes embarqués.

Institut polytechnique des sciences avancées. Indice ROI : 388. Accessible après le bac, moins sélective que l’ISAE-SUPAERO mais positionnée sur le même secteur. Débouchés dans l’aéronautique, le spatial et la défense.

Public ou privé à Toulouse : ce que dit l’indice

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les écoles publiques toulousaines dominent le classement :

  • ISAE-SUPAERO, public : indice 7 000, coût 600 € par an.

  • ENAC, public : indice 6 667, coût 600 € par an.

  • INSA Toulouse, public : indice 6 167, coût 600 € par an.

  • ENSEEIHT, public : indice 6 000, coût 600 € par an.

  • Purpan, privé : indice 492, coût 6 500 € par an.

  • ICAM, privé : indice 479, coût 7 200 € par an.

  • EPITA, privé : indice 413, coût 9 200 € par an.

Les écoles publiques offrent un retour sur investissement 10 à 18 fois supérieur à celui des écoles privées. C’est mécanique : un coût quasi nul, 600 € par an, rapporté à un salaire de 31 000 à 42 000 € génère un ratio hors norme. Les écoles privées ne se justifient que si vous ciblez une niche précise, l’informatique pour EPITA, le management pour l’ICAM, et que vous acceptez un rendement financier inférieur.

Toulouse et l’aéronautique : un débouché local sans équivalent

Toulouse n’est pas seulement une ville avec des écoles d’ingénieurs. C’est l’écosystème aéronautique et spatial le plus dense d’Europe :

  • Airbus : siège social et principal site de production en Europe, plus de 15 000 salariés à Toulouse.

  • Thales Alenia Space : leader européen des satellites, plus de 2 500 salariés.

  • Safran : moteurs d’avion et systèmes de propulsion, plus de 3 000 salariés.

  • CNES : le Centre spatial de Toulouse est le plus grand centre spatial d’Europe, plus de 1 000 salariés.

Au total, plus de 30 000 ingénieurs sont en poste dans la région, pour un taux de chômage inférieur à 3 %. Le débouché est local et immédiat après le diplôme. Aucune autre ville française hors Paris n’offre cet avantage.

Comment choisir son école d’ingénieurs à Toulouse ?

Trois critères décisifs :

  • Votre secteur visé : aéronautique et spatial, l’ISAE-SUPAERO, l’ENAC ou l’IPSA. Informatique, EPITA ou l’ENSEEIHT. Agronomie, l’ENSAT ou Purpan. Généraliste, l’INSA Toulouse.

  • Votre profil d’admission : avec une prépa scientifique, l’ISAE-SUPAERO, l’ENAC, l’ENSEEIHT et l’ENSIACET. Après le bac, l’INSA Toulouse, l’ENSAT, EPITA, l’ICAM, Purpan et l’IPSA.

  • Votre budget : pour minimiser les coûts, les écoles publiques à 600 € par an. Si vous acceptez un coût privé, EPITA à 9 200 €, l’IPSA à 8 500 €, l’ICAM à 7 200 € ou Purpan à 6 500 €.

Notre verdict éditorial

Ce que nous retenons

À Toulouse, le choix est simple : les écoles publiques, ISAE-SUPAERO, ENAC, INSA et ENSEEIHT, dominent sur tous les critères mesurables. Le secteur aéronautique garantit un débouché local immédiat que peu de villes françaises peuvent offrir.

Les écoles privées ne se justifient que si vous ciblez une niche précise, l’informatique pour EPITA, le management pour l’ICAM, et que vous acceptez un rendement financier 10 à 18 fois inférieur. À noter : leurs taux d’insertion, de 88 à 93 %, restent solides et proches de ceux du public. C’est le coût, pas l’employabilité, qui creuse l’écart.

Signé Lucas Lecoq-Pellizzon, Co-Fondateur & Directeur éditorial

Les autres volets régionaux de la série : les écoles d’ingénieurs à Nantes, à Lyon et à Bordeaux.

Foire aux questions

Quelle est la meilleure école d’ingénieurs à Toulouse ?

L’ISAE-SUPAERO, selon notre Indice ROI Ingénieurs Toulouse : salaire médian de 42 000 €, insertion de 95 % à six mois, coût d’environ 600 € par an, soit un indice de 7 000, le plus élevé du classement. Débouchés dans l’écosystème Airbus, Safran et Thales.

Combien coûte une école d’ingénieurs à Toulouse ?

De 600 € par an dans les écoles publiques accréditées CTI à 9 200 € par an à EPITA. Les écoles publiques offrent un rendement 10 à 18 fois supérieur à celui des écoles privées. L’INSA Toulouse, l’ENSEEIHT, l’ENSIACET et l’ENSAT coûtent environ 600 € par an.

Toulouse est-elle une bonne ville pour faire ingénieur ?

Oui : premier pôle aéronautique et spatial européen, avec Airbus, Thales Alenia Space, Safran et le CNES, plus de 30 000 ingénieurs en poste dans la région et un taux de chômage des ingénieurs inférieur à 3 %. Un débouché local immédiat sans équivalent en France hors Paris.

Peut-on intégrer une école d’ingénieurs à Toulouse sans prépa ?

Oui. L’INSA Toulouse, l’ENSAT, Purpan, l’ICAM, EPITA et l’IPSA recrutent sur Parcoursup après le baccalauréat. L’ISAE-SUPAERO, l’ENAC et l’ENSEEIHT privilégient la voie prépa mais ouvrent des admissions parallèles après un bac+2.

Quelle école d’ingénieurs à Toulouse pour l’aéronautique ?

L’ISAE-SUPAERO, partenaire d’Airbus et référence mondiale du secteur, l’ENAC pour la navigation aérienne et le pilotage, et l’IPSA, privée et accessible après le baccalauréat. Les trois sont implantées dans l’écosystème Airbus, Safran et Thales.

Sources

Pour aller plus loin

Crédits photo : chaîne d’assemblage final de l’Airbus A350 à Toulouse, Bernd K, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Co-Fondateur & Directeur éditorial

Co-fondateur du Journal des Écoles et de Triaina. Spécialiste des classements, des admissions et de l’orientation dans l’enseignement supérieur français. Auteur des indices ROI propriétaires et du Comparateur ROI Inter-Filières.