En bref

  • 18 230 élèves ingénieurs suivaient une spécialité informatique à la rentrée 2025, soit 11,6 % des effectifs du cycle ingénieur et 2,0 % de plus en un an, alors que l’ensemble du cycle reculait de 0,6 %, selon le SIES (Note Flash n° 12, juin 2026).

  • L’Apec prévoit 61 160 recrutements de cadres informaticiens en 2026, en hausse de 4 %. L’informatique reste la première fonction recherchée par les entreprises.

  • 305 800 recrutements de cadres sont attendus en 2026, soit 4 % de plus qu’en 2025, après deux années de recul (Apec, avril 2026).

  • La tension de recrutement dans l’informatique et les télécommunications est passée de « très forte » à « forte » en 2024, selon la Dares, qui n’avait plus observé ce niveau depuis 2016. Le marché se détend sans s’effondrer.

  • Les offres de développeur publiées sur le site de l’Apec proposent 43 000 € brut par an en moyenne, et 80 % d’entre elles se situent entre 34 000 et 53 000 €.

  • Le BTS SIO à distance coûte 1 415 € par an au Cned, soit 2 830 € sur deux ans, quand cinq années d’école d’ingénieurs privée représentent de l’ordre de 30 000 à 60 000 € de frais de scolarité.

  • Notre classement 2026 place le BUT informatique en alternance en tête, devant l’école d’ingénieurs publique en apprentissage et le master informatique en alternance.

Le marché de l’emploi des développeurs s’est retourné en deux ans. Les recrutements ont baissé, les employeurs sont redevenus sélectifs, et le diplôme a repris du poids face au seul portfolio. En 2026, le choix d’une formation se fait donc moins sur la promesse d’un métier en pénurie que sur le coût du cursus et la rapidité de l’insertion.

Ce guide compare les cinq voies d’accès au métier, présente leur coût en 2026-2027 et publie le classement Journal des Écoles des dix meilleures voies pour devenir développeur en France.

Le marché de l’emploi développeur en 2026 : ce que disent les chiffres

Trois sources publiques suffisent à cadrer le marché : le SIES pour les effectifs en formation, l’Apec pour les recrutements de cadres et la Dares pour les tensions. Elles décrivent toutes un marché qui se normalise après le pic de 2021-2022.

  • 18 230 étudiants en informatique dans le cycle ingénieur à la rentrée 2025, soit 11,6 % des effectifs. Leur nombre progresse de 2,0 % en un an, alors que l’ensemble du cycle ingénieur recule de 0,6 %, à 157 623 étudiants (SIES, Note Flash n° 12, juin 2026).

  • 32 900 apprentis, soit 20,9 % des élèves ingénieurs, une part en hausse de 0,6 point en un an. L’apprentissage concerne 30,6 % des élèves des écoles privées, contre 16,4 % dans le public (SIES, 2026).

  • 50 000 étudiants dans les écoles d’ingénieurs privées, soit 31,7 % du total. Leurs effectifs ont augmenté de 6,3 % en cinq ans, plus vite que ceux de l’ensemble du cycle ingénieur (+2,0 %) (SIES, 2026).

  • 294 500 recrutements de cadres en 2025, en recul de 3 % sur un an et de 11 % par rapport au record de 2023. Dans le secteur des activités informatiques, les recrutements de cadres ont baissé de 18 % en 2024 puis de 4 % en 2025, soit environ 21 % en deux ans (Apec, avril 2026).

  • 305 800 recrutements de cadres prévus en 2026, soit 4 % de plus. Les cadres de moins de six ans d’expérience devraient représenter 137 600 recrutements, en hausse de 1 % seulement. La fonction informatique en concentrerait 61 160 (Apec, avril 2026).

  • La tension de recrutement dans l’informatique et les télécommunications est passée de « très forte » à « forte » en 2024, selon la Dares (février 2026). C’est la plus forte baisse observée dans un domaine professionnel cette année-là, dans un contexte de recul général de l’intensité des embauches.

  • 49 % des entreprises qui ont recruté au moins un cadre en 2025 déclarent avoir rencontré des difficultés, contre 54 % en 2024 et 64 % en 2022 (Apec, Pratiques de recrutement de cadres 2026). La pénurie se réduit, mais elle n’a pas disparu.

Le métier reste porteur, mais l’avantage à l’embauche a changé de nature : le diplôme compte davantage lorsqu’il s’accompagne d’une expérience professionnelle acquise pendant les études. Les formations qui intègrent l’alternance ou l’apprentissage sortent gagnantes de ce basculement.

Les 5 voies pour devenir développeur

Cinq parcours mènent au métier de développeur en France. Ils diffèrent par la durée, le coût, le niveau de diplôme et le salaire de sortie. Le tableau ci-dessous les compare sur des critères vérifiables.

Comparatif des cinq voies pour devenir développeur en France en 2026 : durée, coût, diplôme, salaire de sortie et admission.
Voie Durée Coût indicatif Diplôme Salaire de sortie (brut par an) Admission
BTS SIO option SLAM2 ansGratuit en lycée public ; 1 415 € par an au CnedBTS, bac+228 000 à 35 000 €Parcoursup, sur dossier, tous bacs
BUT informatique3 ans178 € par an, plus 105 € de CVECBUT, bac+332 000 à 40 000 €Parcoursup, sur dossier, 49 IUT
École d’ingénieurs5 ans, ou 3 après une prépa ou un BUT630 € par an en public ; 6 000 à 12 000 € environ en privéIngénieur, bac+5, grade de master40 000 à 55 000 €Concours, prépa ou admission sur titre
Master universitaire en informatique5 ans (licence puis master)178 € par an en licence, 255 € en master, plus la CVECMaster, bac+538 000 à 48 000 €Sur dossier en première année de master
Bootcamp ou autodidacte2 à 5 mois, 7 avec le stage6 300 à 8 000 €, finançables par le CPFTitre RNCP selon l’organisme30 000 à 40 000 €Tests techniques et entretien

Diplômes : BTS de niveau 5, BUT de niveau 6, master et titre d’ingénieur de niveau 7 au cadre national des certifications. Salaires de sortie : fourchettes publiées par Ingétis, école privée d’informatique (bac+2, bac+3, bac+5 et développeur junior pour le bootcamp) ; estimation de la rédaction pour le master, à rapprocher du salaire net médian de 2 450 € par mois, soit environ 38 000 € brut par an, des diplômés de master informatique douze mois après leur diplôme (InserSup, promotion 2022). Frais publics : droits d’inscription 2026-2027. Bootcamps : tarifs relevés en octobre 2026 chez Le Wagon, Ironhack, Wild Code School et O’clock.

Le BTS SIO reste la voie la plus accessible : environ 175 établissements le proposent sous statut scolaire sur Parcoursup en 2026, et plus de 370 en comptant l’apprentissage. Parcoursup ne distingue pas les options SLAM (développement) et SISR (réseaux). Le BUT informatique, préparé dans 49 IUT et souvent en alternance dès la deuxième année, offre le meilleur compromis entre durée, coût et diplôme. L’école d’ingénieurs reste la voie la plus valorisée sur le marché des cadres, mais aussi la plus longue et la plus sélective.

Classement Journal des Écoles 2026 : les 10 meilleures voies pour devenir développeur

Ce classement porte sur des voies de formation plutôt que sur des écoles. Elles sont jugées sur leur intérêt pour un étudiant qui veut devenir développeur en France en 2026. Il ordonne les dix voies selon l’appréciation de la rédaction, à partir du coût de la formation, du salaire de sortie, de l’insertion et du délai avant le premier emploi.

Classement 2026 du Journal des Écoles des dix voies pour devenir développeur : rang, voie, établissement type, frais de formation et salaire de sortie.
Rang Voie Établissement type Frais pour l’étudiant Salaire de sortie (brut par an)
1BUT informatique en alternanceIUT publicAucun, salaire d’apprenti32 000 à 40 000 €
2École d’ingénieurs publique en apprentissageÉcole publiqueAucun, salaire d’apprenti40 000 à 55 000 €
3Master informatique en alternanceUniversité publiqueAucun, salaire d’apprenti38 000 à 48 000 €
4École d’ingénieurs privée en apprentissageÉcole privéeAucun, salaire d’apprenti40 000 à 55 000 €
5BTS SIO SLAM en alternanceLycée ou CFAAucun, salaire d’apprenti28 000 à 35 000 €
6Master informatique en formation initialeUniversité publique255 € par an, plus la CVEC38 000 à 48 000 €
7École d’ingénieurs privée en formation initialeÉcole privée6 000 à 12 000 € par an environ40 000 à 55 000 €
8BTS SIO SLAM en formation initialeLycée publicAucun28 000 à 35 000 €
9Bootcamp certifiant RNCPOrganisme privé6 300 à 8 000 €, CPF possible30 000 à 40 000 €
10Autodidacte avec portfolioSans établissementAucunVariable, sans garantie

Salaires : fourchettes d’Ingétis et estimation de la rédaction pour le master, comme dans le tableau précédent. En apprentissage, la formation est gratuite pour l’apprenti, et l’employeur le rémunère.

Méthodologie du classement

Le classement s’appuie sur quatre critères, appliqués voie par voie. Le coût de la formation tient compte des frais de scolarité, du coût de la vie étudiante et du salaire auquel l’étudiant renonce pendant ses études. Le salaire de sortie repose sur les fourchettes publiées par les organismes de formation et sur les offres de l’Apec. L’insertion se mesure par la part des diplômés en emploi salarié en France après leur diplôme, et le délai avant le premier emploi complète l’ensemble.

Le Journal des Écoles ne résume pas ces critères en une note chiffrée. Le coût d’une même voie varie de zéro, en apprentissage, à plusieurs dizaines de milliers d’euros, et les salaires disponibles sont des fourchettes publiées par des écoles, sans médiane officielle pour chaque voie : un indice composite donnerait une précision qu’aucune de ces données ne permet. Les voies en alternance arrivent en tête, puisque le salaire d’apprenti remplace les frais de formation et que l’entreprise d’accueil devient souvent le premier employeur.

Le SIES publie des taux d’insertion par mention de diplôme dans sa base InserSup. Parmi les diplômés 2024 du master mention informatique qui n’ont pas poursuivi d’études, 66,3 % occupaient un emploi salarié en France douze mois après le diplôme, et 69,9 % au bout de dix-huit mois. Pour l’ensemble des masters hors enseignement, ce taux est de 69,3 % à dix-huit mois (Note Flash n° 19, juillet 2026). Pour le BUT informatique, il tombe à 59,3 % à douze mois, sur les seuls 644 diplômés entrés sur le marché du travail, car la grande majorité poursuit ses études.

Combien coûte une formation de développeur

Les frais de scolarité ne représentent qu’une partie du coût d’une formation : il faut y ajouter le logement, la vie courante et le salaire auquel l’étudiant renonce pendant ses études. Le tableau ci-dessous donne les frais cumulés sur la durée complète du cursus en formation initiale, puis leur montant en alternance.

Coût d’une formation de développeur en France en 2026-2027 : frais de scolarité cumulés en formation initiale et en alternance.
Voie Frais de scolarité cumulés En alternance
BTS SIO SLAM en lycée public0 €, sans droits d’inscription ni CVECAucun frais, salaire d’apprenti
BTS SIO SLAM à distance (Cned)2 830 € sur 2 ansNon applicable
BUT informatique849 € sur 3 ans (178 € de droits et 105 € de CVEC par an)Aucun frais pendant les années en alternance
École d’ingénieurs publique630 € de droits et 105 € de CVEC par an, soit au plus 3 700 € environ sur 5 ans ; 2 620 € de droits par an dans les Écoles centrales et à Mines NancyAucun frais pendant les années en apprentissage
École d’ingénieurs privéeDe l’ordre de 30 000 à 60 000 € sur 5 ansAucun frais pendant les années en apprentissage, souvent le cycle ingénieur
Licence et master universitairesEnviron 1 570 € sur 5 ans (178 € par an en licence, 255 € en master, plus 105 € de CVEC)Aucun frais pendant les années en alternance
Bootcamp6 300 à 8 000 €Non applicable

Droits d’inscription 2026-2027 de l’enseignement supérieur public, hors taux réduits et hors exonération des boursiers. La CVEC n’est pas due par les élèves de BTS en lycée. Un apprenti ne paie aucun frais de formation : l’école est financée par l’opérateur de compétences de l’employeur.

Le bootcamp est la formation la plus courte, mais il ne délivre aucun diplôme national. Le BTS SIO à distance au Cned, à 2 830 € sur deux ans, permet d’obtenir un diplôme d’État sans suivre de cours en présentiel, ce qui en fait une option sûre pour un bachelier qui travaille ou qui vit loin d’un lycée. Le CPF peut financer plusieurs de ces parcours, notamment les bootcamps qui préparent un titre RNCP.

Le Journal des Écoles ne publie pas de coût global incluant la vie étudiante et le salaire non perçu : ces deux postes dépendent du lieu d’études, du logement et de la durée du cursus, et pèsent souvent davantage que les frais de scolarité dans le public.

Comment choisir son école : 6 critères qui comptent

  • 1. Le taux d’insertion, plutôt que le taux de satisfaction. Demandez le chiffre, sa source et son année. Un taux de 85 % annoncé sans méthode ne prouve rien. La référence publique est celle du SIES : 69,3 % des diplômés de master hors enseignement occupent un emploi salarié en France dix-huit mois après leur diplôme.

  • 2. La possibilité d’une alternance ou d’un apprentissage. 32 900 élèves ingénieurs étaient apprentis à la rentrée 2025, soit 20,9 % des effectifs (SIES, 2026). Ce mode de formation réduit le coût des études et facilite l’insertion.

  • 3. Le coût sur la durée complète du cursus. Une école à 8 000 € par an coûte 40 000 € sur cinq ans. Comparez toujours le total, et tenez compte du salaire auquel vous renoncez pendant vos études.

  • 4. La reconnaissance du diplôme. Vérifiez le grade de master, l’accréditation à délivrer le titre d’ingénieur diplômé, ou l’enregistrement au RNCP pour les formations privées. La liste des écoles accréditées figure dans l’arrêté ministériel du 11 décembre 2025, publié au Journal officiel du 21 janvier 2026, qui décrit leur situation au 1er septembre 2025.

  • 5. Le contenu technique. Un cursus de développeur doit enseigner plusieurs langages, les bases de données, la gestion de versions et les méthodes de déploiement. Un programme centré sur un seul framework vieillit en quelques années.

  • 6. Le réseau d’entreprises partenaires. Le nombre d’entreprises qui recrutent les étudiants d’une école détermine directement le délai avant le premier emploi, l’un des critères de notre classement.

Verdict éditorial

En 2026, le meilleur choix dépend du profil de l’étudiant plus que du prestige d’une école. Voici notre verdict, profil par profil.

  • Bachelier avec un bon dossier et un budget serré : le BUT informatique en alternance, premier de notre classement. Il délivre un diplôme national de niveau bac+3 et ne coûte presque rien dès que l’alternance commence. C’est la voie qui offre le meilleur équilibre entre rentabilité et risque.

  • Bachelier qui vise les postes les mieux payés : l’école d’ingénieurs publique en apprentissage, deuxième du classement. Elle mène à un salaire de sortie de 40 000 à 55 000 € et au grade de master, à condition d’accepter cinq ans d’études.

  • Étudiant en réorientation après une licence : le master informatique en alternance, troisième du classement. Il se prépare en deux ans, avec des droits d’inscription publics, et constitue la reconversion la plus efficace.

  • Adulte en reprise d’études : le BTS SIO SLAM à distance au Cned, pour 2 830 € sur deux ans, s’il a le bac. Sans le bac, un bootcamp qui prépare le titre RNCP de développeur web et web mobile, de niveau bac+2 et financé par le CPF, reste envisageable, à condition de bâtir un portfolio solide.

  • À éviter : l’école d’ingénieurs privée en formation initiale, sans alternance. Ses frais atteignent de l’ordre de 30 000 à 60 000 € sur cinq ans, pour un salaire de sortie comparable à celui d’une école publique où les droits sont de 630 € par an. L’écart de salaire ne justifie pas l’écart de coût.

Un dernier point : le marché se détend. Les recrutements de cadres dans le secteur des activités informatiques ont reculé d’environ 21 % entre 2023 et 2025, selon les chiffres de l’Apec. La pénurie qui justifiait en 2021 n’importe quel cursus rapide a disparu. En 2026, un diplôme reconnu et une expérience professionnelle acquise pendant les études font la différence à l’embauche.

Verdict signé Lucas Lecoq-Pellizzon, co-fondateur et directeur éditorial du Journal des Écoles.

Questions fréquentes

Quel diplôme faut-il pour devenir développeur en 2026 ?

Aucun diplôme n’est légalement obligatoire pour exercer comme développeur. En pratique, le BTS SIO option SLAM (bac+2), le BUT informatique (bac+3) et le diplôme d’ingénieur ou le master (bac+5) couvrent l’essentiel des recrutements. L’Apec prévoit 61 160 recrutements de cadres informaticiens en 2026, la première fonction recherchée par les entreprises.

Combien gagne un développeur débutant en France ?

Les offres de développeur publiées sur le site de l’Apec proposent 43 000 € brut par an en moyenne, et 80 % d’entre elles se situent entre 34 000 et 53 000 €, tous niveaux d’expérience confondus. Ingétis, école privée d’informatique, publie des fourchettes de 28 000 à 35 000 € brut par an en sortie de BTS SIO et de 40 000 à 55 000 € en sortie de bac+5.

Peut-on devenir développeur sans diplôme ?

Oui, mais le parcours est plus risqué. Un bootcamp dure de 2 à 5 mois de formation et coûte de 6 300 à 8 000 € au prix catalogue. Il ne délivre aucun diplôme national, mais certains préparent un titre RNCP, comme celui de développeur web et web mobile, de niveau bac+2. Dans notre classement 2026, le bootcamp arrive neuvième et la voie autodidacte dixième. Ces parcours restent pertinents avec un financement par le CPF et un portfolio démontrable.

Quelle est la différence entre le BTS SIO SLAM et le BUT informatique ?

Le BTS SIO option SLAM se prépare en 2 ans et délivre un diplôme de niveau bac+2, avec un salaire de sortie de 28 000 à 35 000 € selon Ingétis. Le BUT informatique se prépare en 3 ans dans 49 IUT, délivre un diplôme de niveau bac+3 et s’effectue souvent en alternance dès la deuxième année, avec un salaire de sortie de 32 000 à 40 000 €. Dans notre classement, le BUT en alternance arrive premier et le BTS SIO en alternance cinquième.

L’alternance est-elle un avantage pour devenir développeur ?

Oui, et cet avantage se mesure. 32 900 élèves ingénieurs étaient apprentis à la rentrée 2025, soit 20,9 % des effectifs, une part en hausse de 0,6 point en un an (SIES, 2026). L’apprenti ne paie aucun frais de formation, perçoit un salaire, et l’entreprise d’accueil devient souvent son premier employeur, ce qui raccourcit le délai avant le premier emploi.

Le marché de l’emploi développeur est-il saturé en 2026 ?

Non, mais il s’est resserré. Les recrutements de cadres ont reculé de 3 % en 2025 et de 11 % par rapport à 2023, et ceux du secteur des activités informatiques d’environ 21 % en deux ans (Apec). La tension de recrutement dans l’informatique et les télécommunications est passée de « très forte » à « forte » en 2024 (Dares). L’Apec prévoit une reprise de 4 % en 2026, à 305 800 recrutements de cadres, dont 61 160 dans l’informatique.

Pour aller plus loin

Sources

Méthodologie : les chiffres proviennent des sources ci-dessus, consultées en octobre 2026. Les fourchettes de frais des écoles d’ingénieurs privées et le salaire de sortie du master sont des ordres de grandeur de la rédaction, à réévaluer chaque année.

Portrait de Lucas Lecoq-Pellizzon
Co-Fondateur & Directeur éditorial

Co-fondateur du Journal des Écoles et de Triaina. Diplômé de l’EMLV, il a piloté le concours SESAME pour son école pendant cinq ans. Il signe les indices ROI de la rédaction et les classements par spécialisation.