En bref

  • Salaire moyen à la sortie : 40 825 € hors primes pour les diplômés d’écoles de management de la promotion 2025, selon l’enquête 2026 de la Conférence des grandes écoles, menée dans 210 écoles. La médiane s’établit à 40 000 €, et la moyenne atteint 46 534 € primes comprises.

  • HEC Paris en tête : 137 760 dollars trois ans après le diplôme, soit environ 93 300 € à parité de pouvoir d’achat, selon le classement 2026 du Financial Times. Entre le premier emploi et ce salaire, la hausse moyenne atteint 53 %.

  • Écart géographique : +17 % en Île-de-France. Les jeunes managers y gagnent 42 799 € en moyenne, contre 36 511 € en province.

  • Écart femmes-hommes : 7,2 %. Les hommes diplômés d’une école de management gagnent en moyenne 42 291 €, les femmes 39 464 €.

  • Secteur : la banque et l’assurance paient le mieux les jeunes managers, avec 46 381 € en moyenne, devant les sociétés de conseil (43 598 €).

Le salaire de sortie compte parmi les critères les plus regardés au moment de choisir une grande école. Les chiffres publiés en 2026 permettent de le mesurer à deux moments : à l’embauche, avec l’enquête de la Conférence des grandes écoles, puis trois ans après le diplôme, avec le classement du Financial Times. Ce guide les détaille par école, par secteur d’activité et par région.

Ce que gagne un diplômé de grande école en 2026

Les chiffres publiés en juin 2026 par la Conférence des grandes écoles (CGE) donnent le repère le plus complet. Un diplômé d’école de management de la promotion 2025 gagne en moyenne 40 825 € brut par an hors primes à la sortie. Avec les primes, ce salaire atteint 46 534 €. La médiane, moins sensible aux très hauts salaires, s’établit à 40 000 €. Toutes spécialités confondues, ingénieurs compris, la moyenne est de 39 679 €, un niveau presque identique à celui de l’an dernier (+0,2 %).

L’enquête a été menée entre novembre 2025 et mars 2026 par les 210 écoles concernées, et 51 675 diplômés de la promotion 2025 y ont répondu. Elle intervient dans un marché du travail plus difficile. Selon l’Apec, les recrutements de cadres débutants ou peu expérimentés ont reculé en 2024 puis en 2025, et les entreprises hésitaient encore à en embaucher au début de 2026. Le taux net d’emploi des jeunes managers est ainsi passé de 78,3 % à 74,5 % en un an.

Pour l’ensemble des actifs, notre classement des métiers qui recrutent le plus en 2027 présente les intentions d’embauche de l’enquête Besoins en main-d’œuvre de France Travail.

Les emplois obtenus restent de bonne qualité :

  • 83,9 % en CDI : la grande majorité des diplômés en poste en France ont signé un contrat stable.

  • 74,6 % avec le statut de cadre : trois diplômés sur quatre. Les cadres gagnent en moyenne 41 700 €, contre 34 107 € pour les non-cadres.

  • 80,6 % en poste en moins de deux mois : parmi les diplômés en emploi, huit sur dix ont trouvé leur poste moins de deux mois après la fin de leurs études.

  • Une progression régulière : les managers de la promotion 2024 gagnent 42 378 € après douze à dix-huit mois de carrière (+3,8 %), et ceux de la promotion 2023 atteignent 43 947 € après deux ans (+7,6 %).

Source : enquête insertion 2026 de la CGE (210 écoles, 51 675 réponses exploitables pour la promotion 2025, dont 15 262 diplômés d’écoles de management). Salaires bruts annuels des diplômés employés à temps plein en France. Les progressions comparent des promotions différentes interrogées la même année.

Classement des salaires par école de commerce

Pour comparer les écoles entre elles, le repère le plus suivi reste le salaire trois ans après le diplôme, publié chaque année par le Financial Times dans son classement des masters in management. Son édition 2026, parue le 7 septembre, retient 23 programmes français. Le tableau ci-dessous classe treize grandes écoles de commerce selon ce salaire.

Le salaire ne renseigne pas, à lui seul, sur le coût des études. Le Journal des Écoles ne calcule pas de ratio entre les deux : les frais varient selon le parcours suivi (alternance, césure, double diplôme), et les salaires du Financial Times proviennent des seuls diplômés qui ont répondu à son enquête.

Pour les MBA, dont les frais sont publiés programme par programme, notre classement des meilleurs MBA en France rapporte le salaire à trois ans au prix du diplôme.

Classement 2026 de treize grandes écoles de commerce selon le salaire de leurs diplômés trois ans après le diplôme, d’après le Financial Times : rang, école, salaire en dollars à parité de pouvoir d’achat, équivalent en euros et hausse depuis le premier emploi.
Rang École Salaire à trois ans, en dollars PPA Équivalent en euros Hausse depuis le premier emploi
1HEC Paris137 76093 300 €+53 %
2ESSEC116 42278 900 €+44 %
3EDHEC112 77576 400 €+40 %
4ESCP110 46674 900 €+43 %
5emlyon106 23972 000 €+47 %
6SKEMA97 45566 000 €+42 %
7IÉSEG89 58560 700 €+40 %
8Audencia84 14557 000 €+28 %
9Grenoble EM82 13355 700 €+42 %
10NEOMA81 53655 300 €+28 %
11KEDGE78 34553 100 €+31 %
12Excelia75 49551 200 €+31 %
13TBS Education74 04250 200 €+26 %

Source : Financial Times, classement Masters in Management 2026. Salaire pondéré : salaire moyen des diplômés trois ans après la fin du programme, ajusté selon les secteurs d’activité et converti en dollars à parité de pouvoir d’achat (PPA) avec les taux du FMI. Équivalent en euros calculé par le Journal des Écoles avec le facteur de parité de pouvoir d’achat de la France pour 2025 publié par la Banque mondiale (0,678 € pour un dollar), arrondi à la centaine. Hausse depuis le premier emploi : écart moyen entre le salaire du premier poste après le diplôme et le salaire trois ans plus tard. Pour Grenoble EM, le programme classé est le MSc Management in International Business. Pour les autres écoles, il s’agit du master in management, c’est-à-dire du programme grande école.

Le classement général du Financial Times combine le salaire avec d’autres critères, comme la progression de carrière, la diversité ou l’expérience internationale, et suit donc un autre ordre. HEC y est cinquième, l’ESCP sixième, emlyon douzième, l’ESSEC et SKEMA treizièmes ex aequo.

Verdict éditorial

Trois ans après le diplôme, les cinq écoles les plus sélectives, HEC, l’ESSEC, l’EDHEC, l’ESCP et emlyon, affichent des salaires supérieurs d’environ 40 % à ceux des huit écoles suivantes du tableau. Leur scolarité coûte aussi plus cher.

Pour un étudiant attentif à son budget, les écoles suivantes restent des choix solides, en particulier lorsqu’elles proposent leur programme en alternance. Le choix dépend de votre capacité financière et de votre tolérance au risque de carrière.

Signé Lucas Lecoq-Pellizzon, Co-Fondateur & Directeur éditorial

Écoles d’ingénieurs : une autre logique salariale

Les écoles d’ingénieurs obéissent à une autre logique que les écoles de commerce. Leurs diplômés travaillent surtout en région, près des sites industriels : 61,7 % des jeunes ingénieurs en poste en France exercent hors d’Île-de-France. Un ingénieur débutant gagne ainsi en moyenne 39 284 € hors primes, soit 1 540 € de moins qu’un manager, un écart que la CGE attribue surtout au lieu de travail. Le secteur joue aussi : un ingénieur recruté dans l’industrie des transports gagne en moyenne 41 677 €, davantage qu’un manager entré dans la communication ou le marketing (36 053 €).

Le salaire médian d’un ingénieur à la sortie de l’école s’élève à 39 000 € brut par an hors primes, et huit ingénieurs sur dix gagnent entre 32 000 et 45 000 € (CGE 2026). Chez les ingénieurs de moins de 30 ans, dont certains ont déjà plusieurs années d’expérience, l’IESF relève un salaire médian de 43 000 € dans son enquête 2025. La progression reste régulière : deux ans après leur diplôme, les ingénieurs de la promotion 2023 gagnent 42 145 € en moyenne, 7,3 % de plus que ceux de la promotion sortante.

Les secteurs qui paient le mieux les ingénieurs

Selon la CGE, les salaires varient peu entre les principaux secteurs qui recrutent des ingénieurs. Quelques-uns se détachent toutefois :

  • Banque et assurance : 48 713 € en moyenne, le salaire le plus élevé, pour seulement 3,1 % des jeunes ingénieurs.

  • Industrie des transports : 41 677 € dans l’automobile, l’aéronautique ou le ferroviaire, chez des employeurs comme Airbus ou Safran, pour 8,4 % des postes.

  • Énergie : 41 558 €, chez EDF, chez TotalEnergies ou dans la filière nucléaire, pour 5,2 % des postes.

  • Numérique : 42 402 € dans l’industrie des technologies de l’information et 39 934 € dans les services informatiques, deuxième recruteur des jeunes ingénieurs avec 17,4 % des postes.

Les sociétés de conseil et d’ingénierie, comme Capgemini Engineering ou Accenture, restent le premier recruteur avec 24,3 % des postes, pour un salaire moyen plus bas, de 38 536 €.

CentraleSupélec, Mines Paris-PSL, École des Ponts : l’élite des ingénieurs face aux grandes écoles de commerce

Les données InserSup du ministère de l’Enseignement supérieur permettent de comparer les écoles d’ingénieurs entre elles. Un an après leur diplôme, les ingénieurs de la promotion 2022 salariés en France percevaient un salaire net médian de 3 460 € par mois à Mines Paris-PSL, de 3 360 € à CentraleSupélec et de 2 990 € à l’École des Ponts ParisTech, en équivalent temps plein. Parmi les écoles pour lesquelles le ministère publie cette donnée, les deux premières arrivent en tête et l’École des Ponts figure parmi les cinq premières. Pour la moitié des écoles recensées, le salaire médian ne dépasse pas 2 550 € net.

Ces montants se comparent difficilement avec ceux du Financial Times pour HEC ou l’ESSEC, puisqu’ils sont exprimés en net, mesurés un an après le diplôme et limités aux salariés en France. Comme pour les écoles de commerce, la suite de la carrière dépend beaucoup du secteur choisi : les jeunes ingénieurs recrutés par la banque et l’assurance gagnent en moyenne 10 177 € de plus que ceux des sociétés de conseil et d’ingénierie.

Notre classement des meilleures écoles d’ingénieurs en France détaille les atouts de chaque établissement.

L’impact du secteur sur le salaire de sortie

Le secteur d’activité pèse lourd sur le premier salaire. Les données de la CGE montrent des écarts marqués entre les secteurs qui recrutent les diplômés d’écoles de management :

Salaire moyen, salaire médian et part des recrutements des diplômés d’écoles de management de la promotion 2025, selon le secteur d’activité.
Secteur Salaire moyen Médiane Part des recrutements
Banque, finance et assurance46 381 €43 860 €18,2 %
Sociétés de conseil43 598 €43 000 €18,1 %
Services informatiques39 893 €40 000 €8,5 %
Communication, publicité et marketing36 053 €35 000 €2,2 %
Commerce37 147 €37 000 €8,8 %
Textile, habillement et cuir (mode, luxe)38 262 €38 500 €3,1 %
Santé humaine et action sociale36 492 €35 706 €1,2 %

Source : enquête insertion 2026 de la CGE, diplômés d’écoles de management de la promotion 2025 employés en France. Salaires bruts annuels hors primes. Part des recrutements : part du secteur parmi les emplois dont le secteur est connu.

L’écart entre la banque-assurance (46 381 €) et la communication, la publicité et le marketing (36 053 €) atteint 10 328 € : la banque-assurance paie ses jeunes managers 29 % de plus. Le choix du secteur fait donc varier le premier salaire de plus de 10 000 € par an.

Ces moyennes décrivent des secteurs d’activité, alors qu’un poste en marketing ou en ressources humaines peut s’exercer dans chacun d’eux. Pour se préparer aux métiers des ressources humaines, notre classement des masters en ressources humaines compare les formations de la filière.

Paris ou province : l’écart de salaire réel

L’Île-de-France concentre les sièges sociaux, les cabinets de conseil et les banques d’investissement, et près de sept emplois de jeunes managers sur dix en France s’y trouvent. Les salaires y sont plus élevés, comme le montrent les données de la CGE pour la promotion 2025 :

  • Île-de-France : 42 799 € en moyenne

  • Province : 36 511 € en moyenne

  • Écart : 6 288 €, soit 17,2 %

Cet écart doit toutefois être corrigé du coût de la vie. Selon l’Insee, les prix à la consommation étaient en 2022 plus élevés de 7 % en région parisienne qu’en province, loyers compris. Un salaire de 42 800 € en Île-de-France équivaut ainsi à environ 40 000 € en province, ce qui ramène l’écart de pouvoir d’achat à 10 % environ.

Plusieurs grandes écoles de commerce sont installées en région, comme Audencia à Nantes, Grenoble EM ou NEOMA à Reims et à Rouen, dont le programme grande école recrute notamment après une classe préparatoire. De nombreuses écoles de commerce post-bac ont aussi leur campus hors de Paris. Leurs diplômés peuvent chercher un premier poste en Île-de-France comme en région, et leur salaire suit alors les écarts décrits plus haut.

International : 14,5 % des jeunes managers commencent à l’étranger

Selon la CGE, 14,5 % des diplômés d’écoles de management de la promotion 2025 qui occupent un emploi travaillent à l’étranger. Le Luxembourg est leur première destination, devant le Royaume-Uni et la Suisse. Les salaires moyens hors primes varient fortement d’un pays à l’autre :

  • Suisse : 87 240 €, le salaire le plus élevé, dans un pays où le coût de la vie l’est aussi, pour 9,7 % des départs

  • États-Unis : 75 334 €, pour 5,3 % des départs

  • Royaume-Uni : 69 090 €, deuxième destination avec 11,5 % des départs

  • Allemagne : 60 395 €, pour 8,1 % des départs

  • Luxembourg : 50 635 €, première destination avec 15,2 % des départs

Ces salaires doivent être rapportés au coût de la vie. Selon Eurostat, les prix à la consommation des ménages étaient en 2024 plus élevés de 57 % en Suisse qu’en France. Un salaire de 87 240 € en Suisse offre ainsi un pouvoir d’achat proche de celui de 55 600 € en France.

Pour les étudiants qui envisagent de partir dès leurs études, notre classement des meilleures destinations pour faire ses études à l’étranger compare les frais de scolarité et le budget de vie dans huit pays, dont la Suisse.

Hommes et femmes : l’écart salarial persiste à la sortie

L’égalité salariale reste un enjeu pour les grandes écoles. Chez les diplômés d’écoles de management de la promotion 2025, la CGE mesure un écart de 7,2 % dès la sortie :

  • Femmes : 39 464 € en moyenne

  • Hommes : 42 291 € en moyenne

  • Écart : 2 827 €

La CGE explique cet écart de deux façons. Les diplômées choisissent plus souvent des premiers emplois moins bien rémunérés, par leur fonction ou par leur secteur, et elles sont moins bien payées que les hommes à l’embauche au sein d’un même secteur. Les femmes ne représentent ainsi que 39,3 % des jeunes managers recrutés par la banque et l’assurance, le secteur le mieux payé, où leur salaire moyen reste inférieur de 4 200 € à celui des hommes. Elles accèdent aussi moins souvent au statut de cadre, avec 71,5 % de cadres contre 78,1 % chez les hommes.

L’écart se creuse avec l’expérience. Il atteint 8,9 % chez les managers de la promotion 2023, deux ans après leur diplôme. Chez l’ensemble des cadres, tous âges confondus, les hommes gagnaient en 2023 17,7 % de plus que les femmes, selon l’Insee.

Pour l’ensemble des diplômés de grandes écoles, l’écart mesuré à la sortie varie peu depuis 2009 et reste compris entre 5 et 7 %, selon la CGE. Le réduire suppose que les diplômées accèdent autant que les hommes aux secteurs les mieux payés et au statut de cadre, et qu’elles soient recrutées au même salaire dans un même secteur.

Les limites des classements de salaires - le verdict du Journal des Écoles

Le classement du Financial Times et l’enquête de la CGE sont des outils précieux, mais chacun ne mesure qu’une partie de la réalité. Avant de s’en servir pour choisir une école, il faut connaître leurs limites :

  • Le salaire affiché ignore les frais de scolarité. Le Financial Times en tient compte dans un critère distinct, le rapport qualité-prix (« value for money »), où HEC se classe 44ᵉ, l’ESSEC 70ᵉ et Audencia 90ᵉ sur 100 programmes en 2026. La CGE, elle, ne mesure pas le coût des études.

  • Les frais varient fortement d’une école à l’autre. En 2025-2026, le programme grande école coûtait 75 350 € sur trois ans à HEC, 66 020 € à l’ESSEC et 55 500 € à Audencia, selon notre classement des écoles de commerce.

  • L’alternance change le financement. SKEMA, NEOMA ou Audencia proposent une partie de leur cursus en apprentissage : l’entreprise prend alors en charge les frais de formation et verse un salaire. À la sortie, les managers diplômés par apprentissage gagnent toutefois 38 759 € en moyenne, contre 43 559 € pour les autres, et travaillent plus souvent en région (39,1 % contre 21,1 %).

  • Le lieu de travail compte. Le Financial Times convertit les salaires à parité de pouvoir d’achat entre pays, sans distinguer Paris des autres villes françaises. La CGE mesure pourtant 17 % d’écart entre l’Île-de-France et la province chez les jeunes managers.

  • Les primes pèsent lourd. Chez les managers, la CGE relève 40 825 € hors primes et 46 534 € primes comprises, soit 14 % de plus. Le Financial Times interroge de son côté les diplômés trois ans après leur sortie, soit la promotion 2023 pour le classement 2026.

Verdict éditorial

Les classements de salaires donnent un repère utile, à condition de les lire avec leurs limites. Ils mettent en avant les écoles les plus sélectives, très présentes dans la finance et le conseil, les deux secteurs qui paient le mieux les jeunes managers.

Pour un étudiant, le choix d’une école doit aussi tenir compte de son coût, du secteur visé, de la région du premier poste et de sa tolérance au risque de carrière. Les données du Financial Times et de la CGE fournissent une base solide, à compléter par les enquêtes d’insertion que la plupart des écoles publient sur leur site.

Signé Lucas Lecoq-Pellizzon, Co-Fondateur & Directeur éditorial

Questions fréquentes sur les salaires des grandes écoles

Quel est le salaire moyen d’un diplômé de grande école en France ?

Selon l’enquête 2026 de la Conférence des grandes écoles, un diplômé de la promotion 2025 gagne en moyenne 39 679 € brut par an hors primes, avec une médiane de 39 600 €. Les diplômés d’écoles de management arrivent en tête, avec 40 825 € hors primes et 46 534 € primes comprises, devant les ingénieurs (39 284 €). Ces moyennes recouvrent de larges écarts : chez les managers, un salaire sur dix dépasse 50 000 € et un sur dix reste sous 30 000 €.

Quel est le salaire de sortie d’HEC, ESSEC, EDHEC ?

Le Financial Times publie le salaire des diplômés trois ans après leur sortie, en dollars à parité de pouvoir d’achat. Dans son classement 2026, HEC Paris atteint 137 760 dollars, soit environ 93 300 €, l’ESSEC 116 422 dollars (78 900 €) et l’EDHEC 112 775 dollars (76 400 €). Entre le premier emploi et ce salaire à trois ans, la hausse moyenne atteint 53 % pour HEC, 44 % pour l’ESSEC et 40 % pour l’EDHEC.

Quel secteur paie le mieux à la sortie ?

Chez les diplômés d’écoles de management, la banque, la finance et l’assurance paient le mieux, avec 46 381 € brut par an hors primes en moyenne, devant les sociétés de conseil (43 598 €), selon la CGE. Les services informatiques se situent à 39 893 €. La communication, la publicité et le marketing offrent 36 053 €, et la banque-assurance paie donc 29 % de plus.

Quel est l’écart salarial entre Paris et la province ?

Chez les diplômés d’écoles de management de la promotion 2025, le salaire moyen atteint 42 799 € en Île-de-France et 36 511 € en province, soit 17,2 % de plus en région parisienne, selon la CGE. Les prix y étant plus élevés de 7 % selon l’Insee, l’écart de pouvoir d’achat se réduit à 10 % environ.

Quel est l’écart salarial hommes-femmes à la sortie ?

Chez les diplômés d’écoles de management de la promotion 2025, les hommes gagnent en moyenne 42 291 € et les femmes 39 464 €, soit 7,2 % de plus pour les hommes, selon la CGE. Cet écart tient à la fois aux premiers emplois des diplômées, plus souvent dans des fonctions ou des secteurs moins bien payés, et à des salaires d’embauche plus bas au sein d’un même secteur. Il atteint 8,9 % deux ans après le diplôme.

Sources et méthodologie

Méthodologie : les salaires de la CGE sont les salaires bruts annuels des diplômés employés à temps plein en France, déclarés quelques mois après la sortie de l’école. Ceux du Financial Times sont des salaires moyens pondérés par secteur, trois ans après le diplôme, que le journal convertit en dollars à parité de pouvoir d’achat. Nous les avons exprimés en euros avec le facteur de parité de pouvoir d’achat de la France publié par la Banque mondiale pour 2025. Les salaires InserSup sont des salaires nets mensuels médians, en équivalent temps plein, des diplômés salariés en France. Le Journal des Écoles ne calcule pas d’indice à partir de ces données.

Pour aller plus loin

Notre classement des meilleures écoles de commerce, avec les frais de scolarité de chaque programme grande école.

HEC, ESSEC ou ESCP, pour départager les trois grandes écoles parisiennes.

Le classement des meilleures écoles d’ingénieurs et les différences entre écoles de commerce, d’ingénieurs et de design.

Les meilleurs masters en finance, pour se préparer au secteur le mieux payé à la sortie.

Les écoles de commerce en alternance par région et notre guide pour financer ses études supérieures.

Notre méthodologie éditoriale et le contact de la rédaction pour signaler une donnée obsolète.

Portrait de Lucas Lecoq-Pellizzon
Co-Fondateur & Directeur éditorial

Co-fondateur du Journal des Écoles et de Triaina. Diplômé de l’EMLV, il a piloté le concours SESAME pour son école pendant cinq ans. Il signe les indices ROI de la rédaction et les classements par spécialisation.