En bref

  • BCE 2026 : 9 506 candidats pour 5 282 places ouvertes dans 21 écoles, soit 1,8 candidat par place. Les épreuves écrites se sont tenues du 22 au 29 avril 2026.

  • ECRICOME Prépas 2026 : 7 871 candidats des voies ECG et ECT pour 1 970 places dans cinq écoles (EM Strasbourg, KEDGE, MBS, NEOMA et Rennes SB), soit quatre candidats par place. Écrits du 14 au 16 avril, puis trois oraux.

  • SESAME : 13 écoles et 15 programmes accessibles après le bac, 315 € de droits d’inscription, épreuves écrites le 7 avril 2027.

  • ACCÈS : quatre écoles (ESDES, ESSCA, Excelia et IÉSEG), trois épreuves écrites et deux oraux. L’IÉSEG admet 16 % de ses candidats.

  • Admissions sur titres : le concours Passerelle ouvre 2 080 places en programme grande école dans trois écoles, et ECRICOME Tremplin donne accès à ses cinq écoles après un bac+2 ou un bac+3.

  • Salaire de sortie : 40 825 € brut par an en moyenne pour un diplômé d’école de management, selon l’enquête 2026 de la Conférence des grandes écoles.

  • Verdict : ECRICOME compte quatre candidats par place, contre 1,8 à la BCE, qui ouvre en revanche le plus grand nombre d’écoles. Les voies post-bac et les admissions sur titres mènent aux mêmes diplômes visés par l’État, sans passer par une classe préparatoire.

Intégrer une école de commerce passe par un concours, et le choix de ce concours précède le travail de révision. Selon son parcours, un candidat vise la BCE ou ECRICOME après une classe préparatoire, SESAME ou ACCÈS après le bac, Passerelle ou ECRICOME Tremplin après un bac+2. Ce guide détaille les épreuves, les chiffres de la dernière session et une méthode de préparation en trois phases.

Les concours des écoles de commerce : panorama complet

Le système français d’admission en école de commerce repose sur quatre voies d’entrée : les deux concours après classe préparatoire, les concours après le baccalauréat et les admissions sur titres, ouvertes aux titulaires d’un bac+2 ou d’un bac+3. Chacune s’adresse à un profil précis, et l’erreur de départ consiste à préparer un concours qui ne correspond pas à son parcours.

BCE : le concours des grandes écoles après la prépa

La Banque commune d’épreuves (BCE) réunit les concours de 21 écoles, dont 18 écoles membres et trois écoles associées (l’ENSAE Paris, l’ENS Paris-Saclay et l’École spéciale militaire de Saint-Cyr). Elle s’adresse aux élèves de classe préparatoire économique et commerciale, voie générale (ECG) ou technologique (ECT), ainsi qu’aux préparationnaires littéraires des voies B/L et BEL. Notre classement des meilleures prépas HEC compare les lycées qui préparent à ce concours.

En 2026, la BCE a enregistré 9 506 candidats, en hausse pour la troisième année consécutive, pour 5 282 places ouvertes, soit 71 % des places proposées par les écoles du SIGEM. Le concours compte donc 1,8 candidat par place, et chaque candidat choisit en moyenne plus de huit écoles au moment de son inscription.

Ce ratio global masque une réalité plus serrée en haut du classement. Les cinq écoles les plus sélectives ouvrent 2 305 places : 525 à emlyon, 490 à l’EDHEC, 445 à l’ESSEC, 430 à l’ESCP et 415 à HEC Paris, soit 44 % du total. Les autres places se répartissent entre SKEMA (565), Grenoble EM (545), Audencia (525), TBS Education (360), BSB (200) et une dizaine d’écoles qui en ouvrent moins de cent.

Les droits d’inscription se paient école par école, de 50 € pour Brest Business School, BSB ou l’INSEEC à 200 € pour HEC Paris. Les candidats boursiers en sont exonérés. Les épreuves écrites 2026 se sont déroulées du 22 au 29 avril, et les notes ont été publiées le 15 juin. Le calendrier de la session suivante paraît à l’automne sur le site du concours.

ECRICOME : quatre candidats par place

ECRICOME réunit cinq écoles implantées dans sept villes : EM Strasbourg, KEDGE Business School (Bordeaux et Marseille), MBS School of Business (Montpellier), NEOMA Business School (Reims et Rouen) et Rennes School of Business. Une seule inscription donne accès aux cinq établissements.

Pour la session 2026, le concours réservé aux prépas ECG et ECT a réuni 7 871 candidats pour 1 970 places, soit 29 % des places ouvertes par les écoles du SIGEM. Le rapport atteint quatre candidats par place, nettement au-dessus de celui de la BCE.

  • Inscriptions : du 8 décembre au 12 janvier, pour 320 €, ou 30 € de frais de dossier pour les boursiers.

  • Épreuves écrites : six épreuves réparties sur trois jours, du 14 au 16 avril en 2026.

  • Oraux : un oral d’anglais, un oral dans une deuxième langue et un entretien de motivation par école, du 15 juin au 1ᵉʳ juillet en 2026.

  • Résultats : admissibilité le 9 juin, admission le 8 juillet.

ECRICOME et la BCE sont deux concours distincts, avec des inscriptions et des épreuves séparées. La plupart des préparationnaires passent les deux, ce qui porte à une douzaine le nombre d’écoles accessibles avec une seule année de préparation.

SESAME et ACCÈS : les voies après le baccalauréat

Ces deux concours permettent d’entrer en école de commerce directement après le bac, dans un cursus en quatre ou cinq ans. L’inscription passe par Parcoursup, dont notre guide complet détaille le calendrier et les règles.

SESAME donne accès à 13 écoles et 15 programmes :

  • Programmes en quatre ans : les bachelors internationaux d’emlyon, de l’ESSEC, de Grenoble EM, de KEDGE, de NEOMA et de SKEMA.

  • Programmes en cinq ans : les programmes grande école de l’EDC Paris, de l’EMLV, de l’EM Normandie, de l’EM Strasbourg, de l’ESCE, de l’IPAG et de PSB, ainsi qu’EBP International à KEDGE et TEMA à NEOMA.

  • Droits d’inscription : 315 €, quel que soit le nombre de programmes choisis, avec une réduction de 50 % pour les boursiers.

  • Calendrier 2027 : session préparatoire obligatoire le 13 mars, épreuves écrites le 7 avril.

ACCÈS réunit quatre écoles : l’ESDES, l’ESSCA, Excelia Business School et l’IÉSEG. Le concours ouvre directement sur un programme grande école en cinq ans. Il repose sur trois épreuves écrites, une synthèse de documents en 350 mots, un questionnaire de raisonnement logique et mathématique et un questionnaire d’anglais d’une heure, puis sur deux oraux : un entretien de motivation de 30 à 45 minutes et un oral d’anglais de 15 à 20 minutes. Les meilleurs dossiers, dits grands admissibles, sont dispensés des écrits.

ACCÈS est la voie post-bac la plus exigeante. L’IÉSEG, qui domine les classements du segment, n’admet que 16 % de ses candidats. Notre classement des écoles de commerce post-bac compare, école par école, le rang dans les palmarès et le taux d’admission réel.

Passerelle et ECRICOME Tremplin : les admissions sur titres

Les titulaires d’un BTS, d’un BUT, d’une licence ou d’un bachelor entrent en école de commerce par les admissions sur titres, en deuxième, troisième ou quatrième année selon leur diplôme.

Passerelle réunit trois écoles, BSB, l’EM Normandie et IMT-BS, présentes sur six campus. Le concours ouvre 2 080 places en programme grande école, dont 180 après un bac+2 et 1 900 après un bac+3 ou un bac+4, auxquelles s’ajoutent 530 places en troisième année de bachelor. L’admission repose sur un dossier en ligne, un test de personnalité, un test d’anglais et un oral de motivation propre à chaque école.

ECRICOME Tremplin ouvre les mêmes cinq écoles que le concours prépa, après un bac+2 pour Tremplin 1 ou un bac+3 pour Tremplin 2. Les candidats passent le TAGE 2 ou le TAGE MAGE, puis des oraux propres à chaque établissement.

Beaucoup d’écoles recrutent aussi en direct, sur dossier et entretien, en particulier pour leurs parcours en apprentissage. Notre classement des écoles de commerce en alternance par région détaille ces programmes et les villes où ils se préparent.

Les épreuves à maîtriser selon votre voie

Les écrits de la BCE et d’ECRICOME

Les écrits constituent la première sélection. En voie générale, le candidat compose en mathématiques, en culture générale, en économie, sociologie et histoire du monde contemporain ou en histoire, géographie et géopolitique, ainsi qu’en deux langues vivantes. La BCE y ajoute une épreuve de synthèse ou de résumé de textes, selon les écoles choisies.

En voie technologique, les épreuves portent sur l’économie et le droit, le management et les sciences de gestion, les mathématiques et la culture générale. En voie littéraire, la dissertation littéraire ou philosophique et les épreuves d’histoire ou de géographie remplacent une partie du programme de mathématiques.

Chaque école pondère ces épreuves à sa manière, et les coefficients sont publiés avant les inscriptions. À ECRICOME, l’épreuve de mathématiques approfondies compte pour 8 à NEOMA, 7 à KEDGE et 6 à l’EM Strasbourg, à MBS et à Rennes SB. L’écart paraît faible sur une épreuve ; il devient décisif sur l’ensemble des écrits. Un candidat qui vise NEOMA et un candidat qui vise Rennes SB ne répartissent donc pas leur temps de révision de la même façon.

Les oraux : entretien de motivation et langues

Les oraux se déroulent en juin et en juillet, après la publication des résultats d’admissibilité. Ils comprennent en général un entretien de motivation, un oral d’anglais et un oral dans une deuxième langue, avec des coefficients propres à chaque école.

L’entretien de motivation est l’épreuve la plus différenciante. Le jury y cherche un projet professionnel construit, une connaissance réelle de l’école et une capacité à défendre un point de vue sur un sujet d’actualité économique. Un candidat aux écrits moyens peut y gagner plusieurs places, et un candidat brillant à l’écrit peut y perdre l’école qu’il visait.

Notre guide pour préparer un entretien de motivation détaille les quinze questions les plus fréquentes et une méthode de préparation en sept jours.

Certaines écoles ajoutent un entretien collectif, qui met les candidats en situation de groupe et évalue autant l’écoute que la prise de parole.

Les épreuves des concours post-bac

Les concours après le bac reposent sur une journée d’épreuves écrites, complétée par l’examen du dossier Parcoursup et par des oraux.

  • SESAME : une session préparatoire obligatoire en mars, puis les épreuves écrites en avril et les oraux dans les écoles choisies. Les modalités et les coefficients sont publiés programme par programme sur le site du concours.

  • ACCÈS : une synthèse de documents, un questionnaire de raisonnement logique et mathématique et un questionnaire d’anglais, puis un entretien de motivation et un oral d’anglais.

Le niveau attendu correspond au programme de terminale, avec une exigence particulière sur l’expression écrite et sur l’anglais, langue dans laquelle une partie des enseignements est dispensée.

La méthode de préparation, phase par phase

Six mois avant : poser les bases

L’objectif de cette première phase est de construire le socle de connaissances et de choisir ses écoles.

  • Analyser les coefficients de ses cinq écoles cibles et répartir son temps de révision en conséquence.

  • Faire un bilan de niveau par matière, sur les annales des trois dernières sessions.

  • Fixer un planning hebdomadaire et s’y tenir, avec 25 à 30 heures de travail personnel en dehors des cours.

  • Lire la presse économique tous les jours : quinze minutes suffisent pour suivre l’actualité et nourrir les copies de culture générale.

  • Constituer un fichier de culture générale avec trois à cinq thèmes par semaine, des exemples chiffrés et des auteurs de référence.

  • Travailler l’anglais oral vingt minutes par jour, par des podcasts ou des séries en version originale.

Les mathématiques demandent un travail régulier dès cette phase : algèbre linéaire, probabilités, statistiques et analyse forment l’essentiel des épreuves de la voie générale.

Trois mois avant : l’entraînement intensif

La deuxième phase transforme les connaissances en performance sous contrainte de temps.

  • Deux annales complètes par semaine au minimum, dans les matières à fort coefficient.

  • Chronométrer chaque épreuve : la gestion du temps s’entraîne comme une matière à part entière.

  • Corriger en détail : chaque erreur se classe en lacune de cours, erreur de méthode ou inattention, et se retravaille dans les jours qui suivent.

  • Simuler des oraux : s’enregistrer, se réécouter et repérer ses tics de langage.

  • Préparer trois versions de son projet professionnel, en deux, cinq et dix minutes.

  • Entretenir la deuxième langue à raison de trois séances de 45 minutes par semaine.

C’est la période la plus exigeante de l’année. Le sommeil et l’activité physique conditionnent la performance intellectuelle : sept heures de nuit valent mieux qu’une heure de révision supplémentaire.

Un mois avant : consolider et préparer les oraux

La dernière phase sert à stabiliser les acquis et à travailler les oraux.

  • Consolider plutôt qu’apprendre : les nouveaux contenus abordés à ce stade s’oublient avant les épreuves.

  • Une annale complète par semaine et par matière principale, en conditions réelles.

  • Préparer l’entretien de motivation école par école : projet pédagogique, associations étudiantes, parcours proposés, actualité récente.

  • Simuler des entretiens collectifs avec d’autres candidats.

  • Préparer dix questions d’actualité économique avec une réponse structurée en trois temps : contexte, enjeux, position personnelle.

  • Visiter les campus des écoles visées, ou participer à leurs journées portes ouvertes.

La semaine qui précède les écrits se passe en révisions légères et en nuits complètes. La mémoire consolide pendant le sommeil ce qui a été appris pendant l’année.

Les erreurs qui coûtent des places

1. Réviser sans regarder les coefficients. Consacrer 40 % de son temps à une matière faiblement pondérée dans ses écoles cibles revient à travailler pour un autre concours. Les coefficients sont publics, ils se consultent avant de planifier l’année.

2. Négliger la culture générale. La dissertation reste l’épreuve la plus différenciante en voie générale. Trois points perdus sur cette copie pèsent autant qu’une matière entière dans le classement final.

3. Sous-préparer les oraux. Les jurys reçoivent des centaines de candidats chaque session et repèrent immédiatement un entretien improvisé. Une seule simulation complète change déjà la donne.

4. S’inscrire à trop de concours. Multiplier les inscriptions sans stratégie disperse le travail et coûte cher. Deux ou trois concours cohérents avec son parcours valent mieux qu’une liste étendue.

5. Traiter les langues comme une matière secondaire. L’anglais pèse dans tous les concours, à l’écrit comme à l’oral, et la deuxième langue fait souvent la différence entre deux candidats classés au même niveau.

6. Attendre les résultats d’admissibilité pour préparer les oraux. Entre la publication des résultats et le premier entretien, il reste rarement plus de deux semaines. La préparation commence pendant l’année.

7. Réciter un projet professionnel générique. « Je veux travailler dans le conseil », sans secteur, sans type de mission et sans raison personnelle, se repère au premier suivi de question.

8. Oublier la santé physique. La préparation dure six à huit mois. Un candidat qui dort peu et ne bouge plus s’effondre pendant la phase d’entraînement intensif, au moment où les écarts se creusent.

Notre verdict éditorial

Les concours en chiffres

Le tableau ci-dessous rassemble les données publiées par chaque concours pour sa dernière session. Le Journal des Écoles n’en tire pas d’indice de difficulté : les publics visés diffèrent trop, et les concours post-bac ne publient pas leur nombre de candidats, ce qui rendrait tout classement chiffré incomparable d’une ligne à l’autre.

Concours des écoles de commerce : public visé, nombre d’écoles, places ouvertes, droits d’inscription et épreuves écrites de la dernière session publiée.
Concours Public visé Écoles Places Droits d’inscription Écrits
BCEPrépas ECG, ECT et littéraires215 282 pour 9 506 candidats50 à 200 € par école22 au 29 avril 2026
ECRICOME PrépasPrépas ECG et ECT51 970 pour 7 871 candidats320 €, 30 € pour les boursiers14 au 16 avril 2026
SESAMETerminale et bac+113 écoles, 15 programmesPubliées par école sur Parcoursup315 €, moitié moins pour les boursiers7 avril 2027
ACCÈSTerminale et bac+14Publiées par école sur ParcoursupPayables sur ParcoursupDébut avril
PasserelleBac+2 à bac+432 080 en programme grande école, 530 en bachelorSelon le nombre d’écoles choisiesDossier et tests en ligne
ECRICOME TremplinBac+2 et bac+35Publiées par écoleSelon le test passéTAGE 2 ou TAGE MAGE

Sources : concours-bce.com (chiffres clés, places et calendrier 2026), ecricome.org (chiffres clés et calendrier 2026), concours-sesame.net (session 2027), concours-acces.com et passerelle-esc.com. Les places de la BCE incluent les concours littéraires et les écoles associées.

Verdict éditorial

La BCE se lit comme un ensemble de concours distincts plutôt que comme un concours unique. Viser HEC Paris, qui ouvre 415 places pour 9 506 candidats, ou viser une école qui en ouvre 500 et recrute plus largement ne demande pas la même préparation, alors que les épreuves sont les mêmes.

ECRICOME est régulièrement sous-estimé. Avec quatre candidats par place et trois oraux, il sélectionne plus durement que son image ne le laisse penser, pour des écoles dont les diplômés gagnent de 48 000 à 55 000 € trois ans après leur sortie, d’après le Financial Times.

Pour un lycéen prêt à travailler dès la terminale, ACCÈS reste la voie la plus directe : l’IÉSEG et l’ESSCA délivrent un diplôme visé conférant le grade de master, sans passer par deux ans de classe préparatoire. Le prix à payer se lit dans les frais de scolarité, plus élevés sur cinq ans que sur trois.

Signé Lucas Lecoq-Pellizzon, Co-Fondateur & Directeur éditorial

Questions fréquentes sur les concours des écoles de commerce

Quelle est la différence entre la BCE et ECRICOME ?

La BCE regroupe les concours de 21 écoles, dont HEC Paris, l’ESSEC, l’ESCP, l’EDHEC, emlyon, SKEMA et Audencia, avec des épreuves écrites fin avril. ECRICOME est un concours distinct, qui réunit cinq écoles : EM Strasbourg, KEDGE, MBS, NEOMA et Rennes SB, avec des écrits à la mi-avril et trois oraux. Les deux concours ont des inscriptions séparées et la plupart des préparationnaires passent les deux.

Peut-on intégrer une école de commerce sans passer par la prépa ?

Oui. Les concours SESAME, qui réunit 13 écoles et 15 programmes, et ACCÈS, qui en réunit quatre, permettent d’entrer directement après le baccalauréat, via Parcoursup. Après un BTS, un BUT ou une licence, les admissions sur titres prennent le relais : le concours Passerelle ouvre 2 080 places en programme grande école, ECRICOME Tremplin donne accès à ses cinq écoles, et de nombreuses écoles recrutent en direct sur dossier et entretien.

Combien de temps faut-il pour préparer les concours des écoles de commerce ?

Pour la BCE et ECRICOME, la préparation dure deux ans, en classe préparatoire économique et commerciale. Pour les concours post-bac comme SESAME et ACCÈS, trois à six mois de préparation régulière suffisent à un élève de terminale au bon niveau. Pour les admissions sur titres, deux à trois mois permettent de préparer le dossier, le test d’anglais ou le TAGE MAGE et l’entretien.

Quel est le taux d’admission aux concours des écoles de commerce ?

Il varie selon le concours et l’école visée. La BCE a ouvert 5 282 places pour 9 506 candidats en 2026, soit 1,8 candidat par place. ECRICOME a ouvert 1 970 places pour 7 871 candidats, soit quatre candidats par place. Ces moyennes recouvrent des écarts importants : HEC Paris n’ouvre que 415 places, et l’IÉSEG admet 16 % de ses candidats au concours ACCÈS.

Quel salaire peut-on espérer après une école de commerce ?

Le salaire moyen à la sortie d’une école de management s’établit à 40 825 € brut par an hors primes, et à 46 534 € primes comprises, selon l’enquête 2026 de la Conférence des grandes écoles. Trois ans après le diplôme, le Financial Times mesure des écarts importants entre écoles, de 50 200 € à 93 300 € en équivalent euros. Le secteur d’activité pèse autant que l’école : la banque et l’assurance paient les jeunes managers 46 381 € en moyenne, contre 36 053 € dans la communication et le marketing.

Sources

Pour aller plus loin

Notre classement des meilleures écoles de commerce, pour choisir ses écoles cibles avant de préparer les concours.

HEC, ESSEC ou ESCP, pour départager les trois premières écoles de la BCE.

Les salaires à la sortie des grandes écoles, école par école et secteur par secteur.

Les écoles de commerce post-bac et leur sélectivité et notre classement des bachelors en école de commerce.

Les meilleurs masters en finance, pour se spécialiser après le programme grande école.

Parcoursup : le guide complet et notre guide pour financer ses études supérieures.

Notre méthodologie éditoriale et le contact de la rédaction pour signaler une donnée obsolète.

Portrait de Lucas Lecoq-Pellizzon
Co-Fondateur & Directeur éditorial

Co-fondateur du Journal des Écoles et de Triaina. Diplômé de l’EMLV, il a piloté le concours SESAME pour son école pendant cinq ans. Il signe les indices ROI de la rédaction et les classements par spécialisation.