L’essentiel à retenir
Secteur porteur : le tourisme pèse 3,8 % du PIB français, soit 83,6 milliards d’euros en 2023 (INSEE), et 7,4 % de l’emploi total avec 1,5 million d’emplois salariés.
Salaire médian débutant : 24 000 € brut/an pour un bac+3 tourisme, 32 000 € brut/an pour un bac+5 management du tourisme.
Coût de la scolarité : de 178 € par an à l’université publique à près de 11 500 € par an dans les écoles privées les plus chères. Le rapport va de un à soixante-quatre pour des diplômes de même niveau.
N°1 bachelor 2026 : École de Savignac, en Dordogne - insertion supérieure à 90 % à six mois, scolarité maîtrisée, diplôme reconnu par la profession.
N°1 master 2026 : Excelia Hotel & Tourism School, à La Rochelle, avec le MSc Produits et Projets Touristiques, classé 1er par Eduniversal 2026 en tourisme.
Tourisme et hôtellerie : plusieurs des écoles les mieux placées délivrent en réalité un diplôme d’hôtellerie-restauration. Les tableaux indiquent l’intitulé exact de chaque formation pour les distinguer.
Le Journal des Écoles est un média indépendant fondé en 2026. Ce classement repose sur trois données vérifiables : l’intitulé officiel du diplôme, le coût publié de la scolarité et le salaire médian de sortie du niveau concerné. Le prestige, l’ambiance du campus ou la force d’un réseau restent difficiles à mesurer, et nous les laissons de côté.
Méthodologie : comment nous classons les écoles de tourisme
Le classement ci-dessous repose sur quatre critères, appliqués de la même façon à toutes les formations du panel.
Le taux d’insertion professionnelle, premier critère : part des diplômés en emploi à six mois. Ces chiffres sont déclarés par les établissements ; aucun organisme indépendant ne publie de série homogène pour le tourisme, et nous le signalons chaque fois qu’un taux est cité.
La reconnaissance sectorielle : enregistrement au RNCP, classements Eduniversal, appartenance à la Conférence des Grandes Écoles, partenariats professionnels documentés.
L’internationalisation : doubles diplômes, semestres à l’étranger, part d’étudiants internationaux, un critère important dans un secteur qui accueille une large clientèle internationale.
La diversité des débouchés : présence réelle de la formation sur les métiers en croissance - revenue management, e-tourisme, tourisme d’affaires, tourisme durable.
Coût et salaire affichés séparément. Un ratio entre le salaire de sortie et le coût de la formation devient inutilisable dès qu’une université publique entre dans le panel, puisque la scolarité y coûte 178 € par an. Chaque tableau affiche donc le coût et le salaire en clair, pour que chacun puisse comparer les formations selon son budget.
Un mot sur le périmètre. Le panel mêle des écoles de tourisme au sens strict et des écoles d’hôtellerie-restauration, parce que c’est ainsi que le marché de la formation est organisé en France : les mêmes établissements recrutent les mêmes profils pour des métiers qui se recouvrent largement. La colonne « Diplôme » indique, pour chaque ligne, l’intitulé officiel de la formation. Un lecteur qui vise le management de destination plutôt que la direction d’hôtel y repère immédiatement les formations qui le concernent.
Classement 2026 : les bachelors et licences
Le salaire médian débutant retenu pour ce niveau est de 24 000 € brut par an, soit environ 1 600 € net par mois.
| Rang | École | Diplôme | Coût de la scolarité | Salaire médian débutant | Points forts |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | École de Savignac (Savignac-les-Églises, Dordogne) | Bachelor Management de l’Hôtellerie-Restauration, RNCP « Responsable de service en hôtellerie, tourisme et restauration » (3 ans) | ~17 000 € (3 ans) | 24 000 €/an | Insertion déclarée > 90 % à six mois, immersion terrain, réseau professionnel |
| 2 | ESTHUA - Université d’Angers | Licence mention Tourisme, parcours Tourisme ou Hospitalité (3 ans) | ~850 € (3 ans, droits + CVEC) | 24 000 €/an | Seule faculté française entièrement dédiée au tourisme, coût quasi nul |
| 3 | Excelia Hotel & Tourism School (La Rochelle, Tours, Paris) | Bachelor en management du tourisme et de l’hôtellerie, RNCP niveau 6 (3 ans) | 28 350 € (3 ans) | 24 000 €/an | Réseau international, huit spécialisations en 3e année, alternance |
| 4 | Institut Lyfe, ex-Institut Paul Bocuse (Écully, près de Lyon) | Bachelor (Hons.) Management International de l’Hôtellerie et de la Restauration (3 ans) | ~30 000 € (3 ans) | 24 000 €/an | Marque internationale, campus premium, hôtellerie de luxe et F&B |
| 5 | PSTC - Paris School of Tourism & Communication | Bachelor Tourisme (1 an après un bac+2 ; cursus 3 ans avec le BTS Tourisme de l’école) | ~30 600 € (cursus 3 ans) | 24 000 €/an | Paris 8e, double compétence tourisme et communication, e-tourisme |
| 6 | ESG Tourisme (Paris) | Bachelor Tourisme et Développement Commercial (3 ans) | 28 200 € (3 ans) | 24 000 €/an | Réseau ESG, alternance, événementiel |
| 7 | IEFT (Paris et quatre autres campus) | Bachelor Tourisme (3 ans) | 29 400 € (3 ans) | 24 000 €/an | Tourisme durable et management de destination, RSE intégrée |
| 8 | FERRANDI Paris (Paris, Rennes, Bordeaux) | Bachelor Management Hôtelier et Restauration (3 ans), spécialisation MICE possible en 3e année | 34 500 € (3 ans) | 24 000 €/an | Membre de la Conférence des Grandes Écoles, partenariat ESCP |
| 9 | Cours Diderot (neuf campus) | Bachelor Tourisme (1 an après un bac+2 ; cursus 3 ans avec le BTS Tourisme de l’école) | 17 340 € (cursus 3 ans) ou 0 € en alternance | 24 000 €/an | Alternance disponible, classes de 25 étudiants maximum |
| 10 | ESCAET (Aix-en-Provence) | Travel Bachelor (3 ans) | 17 700 € (3 ans) | 24 000 €/an | Spécialiste de la distribution et de la production de voyages depuis 1984 |
Frais de scolarité publiés par les établissements pour 2025-2026 ; droits universitaires 2026-2027 (178 €/an en licence) et CVEC (105 €/an) pour l’ESTHUA ; salaire médian débutant bac+3 tourisme : APEC. Le rang traduit les quatre critères de méthodologie, indépendamment du coût et du salaire.
Classement 2026 : les masters et MSc
Le salaire médian débutant retenu pour ce niveau est de 32 000 € brut par an. L’écart de prix est encore plus marqué à ce niveau : deux ans de master coûtent 720 € à l’Université d’Angers et 40 000 € à l’Institut Lyfe, pour des diplômés qui postuleront parfois sur les mêmes offres.
| Rang | École | Programme | Coût de la scolarité | Salaire médian débutant | Points forts |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Excelia Hotel & Tourism School (La Rochelle) | MSc Produits et Projets Touristiques | 20 000 € (2 ans) | 32 000 €/an | 1er au classement Eduniversal 2026 en tourisme, réseau international |
| 2 | ESTHUA - Université d’Angers | Master mention Tourisme, parcours Management des organisations touristiques et digital (MOTD) | ~720 € (2 ans, droits + CVEC) | 32 000 €/an | Recherche intégrée, apprentissage possible, transition numérique et écologique |
| 3 | SKEMA Business School | MSc Sport Event & Hospitality Management | 28 600 € (2 ans) | 32 000 €/an | Triple accréditation, campus internationaux, 8e au classement Eduniversal hôtellerie |
| 4 | TBS Education (campus Paris) | MSc International Tourism, Hospitality and Travel Marketing & Management (15 mois) | 30 400 € | 32 000 €/an | Accréditation AACSB, revenue management, transport aérien |
| 5 | IPAG Business School (Paris, Nice) | Hôtellerie & Tourisme Executive Program | 32 600 € | 32 000 €/an | Format executive, profil cadre dirigeant, réseau alumni |
| 6 | Rennes School of Business | MSc in Sports, Leisure & Tourism Management | 34 000 € (2 ans) | 32 000 €/an | Croisement sport et tourisme, accréditation EQUIS, cursus en anglais |
| 7 | EM Strasbourg Business School | Master European Tourism, Wine and Agrifood Management (ETWAM), en apprentissage possible | ~720 € (2 ans, droits + CVEC) | 32 000 €/an | École publique de l’Université de Strasbourg, œnotourisme, ancrage rhénan |
| 8 | ESG Tourisme, programme de l’ESGCI (Paris) | Mastère Management du Tourisme et Hôtellerie de Luxe, titre certifié niveau 7 | 36 300 € (2 ans) | 32 000 €/an | Réseau ESG, alternance, revenue management |
| 9 | INSEEC - OMNES Education (Paris, Bordeaux, Lyon) | MSc Hospitality Management, Marketing du Tourisme et Expérience client | 38 000 € (2 ans) | 32 000 €/an | Multisite, hôtellerie de luxe, expérience client |
| 10 | Institut Lyfe, avec emlyon business school (Écully) | MSc in International Hospitality Management | ~40 000 € (2 ans) | 32 000 €/an | 1er au classement Eduniversal 2026 en management de l’hôtellerie |
Frais de scolarité publiés par les établissements pour 2025-2026 ; droits universitaires 2026-2027 (255 €/an en master) et CVEC (105 €/an) pour l’ESTHUA et EM Strasbourg, dont les masters universitaires sont sans frais de scolarité ; salaire médian débutant bac+5 : SIES. Rangs Eduniversal cités : classement 2026 « Management de l’Hôtellerie » et classement 2026 tourisme.
Cinq écoles au banc d’essai
Fiches détaillées pour les cinq premières du classement bachelor. Les taux d’insertion cités sont ceux communiqués par les établissements.
1. École de Savignac - Savignac-les-Églises
Diplôme : Bachelor Management de l’Hôtellerie-Restauration, enregistré au RNCP sous l’intitulé « Responsable de service en hôtellerie, tourisme et restauration », accessible aussi en apprentissage via Parcoursup.
Coût : environ 17 000 € sur trois ans en formation initiale. Le MBA de l’école est affiché à 11 900 € l’année.
Insertion déclarée : supérieure à 90 % à six mois.
Points forts : école de la CCI de la Dordogne depuis 1988, immersion terrain permanente, réseau professionnel dense dans l’hôtellerie indépendante et les groupes.
Limite : une commune de moins de mille habitants à vingt kilomètres de Périgueux, un campus de taille modeste, et un diplôme centré sur l’exploitation plus que sur le management de destination.
Notre lecture : Savignac offre le meilleur rapport entre reconnaissance professionnelle et prix parmi les écoles privées, avec un diplôme connu de la profession pour la moitié du tarif d’une école parisienne.
2. ESTHUA - Université d’Angers
Diplôme : Licence mention Tourisme, avec des parcours Tourisme et Hospitalité en première et deuxième année, puis des spécialisations en troisième année - dont un parcours Accueil, Conseil et Commercialisation en apprentissage et un parcours Tourisme et Nautisme aux Sables-d’Olonne.
Coût : environ 850 € pour les trois ans, droits d’inscription et CVEC compris.
Insertion déclarée : 85 % à six mois.
Points forts : la seule faculté française entièrement consacrée au tourisme, adossée à une activité de recherche, et un master reconnu dans la foulée.
Limite : moins de réseau alumni structuré qu’une école privée, et un accompagnement à l’insertion moins individualisé.
Notre lecture : à qualité académique comparable, l’écart de prix avec le privé est de un à trente-trois. Pour un étudiant qui devrait emprunter, un tel écart est difficile à justifier.
3. Excelia Hotel & Tourism School - La Rochelle
Diplôme : Bachelor en management du tourisme et de l’hôtellerie, RNCP niveau 6, trois ans, avec huit spécialisations en dernière année et une mobilité possible entre les campus de La Rochelle, Tours et Paris.
Coût : 28 350 € sur trois ans pour un étudiant de l’Union européenne en formation initiale.
Insertion déclarée : 92 % à six mois.
Points forts : la référence privée du tourisme en France, réseau international réel, alternance en troisième année, et un MSc classé premier par Eduniversal en tourisme.
Limite : le tarif, et une implantation hors des grandes métropoles pour le campus principal.
Notre lecture : c’est l’école qui couvre le plus large spectre du secteur, du management de destination à l’hôtellerie. Si le budget suit, la continuité bachelor puis MSc y a du sens.
4. Institut Lyfe - Écully
Diplôme : Bachelor (Hons.) Management International de l’Hôtellerie et de la Restauration. L’établissement s’appelait Institut Paul Bocuse jusqu’en 2023.
Coût : environ 30 000 € sur trois ans.
Insertion déclarée : 88 % à six mois.
Points forts : une marque connue à l’international, un campus d’exception, et un MSc classé premier par Eduniversal 2026 en management de l’hôtellerie, mené avec emlyon.
Limite : le prix, et un positionnement franchement hôtelier et culinaire. Un étudiant qui vise un office de tourisme ou un tour-opérateur trouvera des formations plus adaptées ailleurs.
Notre lecture : l’Institut Lyfe est une référence pour l’hôtellerie-restauration haut de gamme, mais il s’adresse peu aux étudiants qui visent le tourisme au sens strict, comme l’indique l’intitulé du diplôme.
5. PSTC - Paris School of Tourism & Communication
Diplôme : Bachelor Tourisme, un an après un bac+2. L’école propose en amont un BTS Tourisme, ce qui permet de faire les trois années sur place.
Coût : environ 30 600 € pour le cursus complet.
Insertion déclarée : 84 % à six mois.
Points forts : une adresse dans le 8e arrondissement, la double compétence tourisme et communication digitale, et un positionnement clair sur l’e-tourisme et le tourisme d’affaires.
Limite : une notoriété encore en construction, et un tarif parisien pour un diplôme qui n’a pas le poids de marque d’Excelia ou de Savignac.
Notre lecture : la PSTC convient à un profil attiré par le marketing digital du voyage plutôt que par l’exploitation, à condition d’accepter un coût parisien.
Tourisme ou hôtellerie : quelle filière choisir ?
Cette distinction organise tout le classement, et beaucoup de candidats la découvrent tard : les deux filières mènent à des métiers et à des employeurs différents.
Tourisme : agences de voyages, tour-opérateurs, offices de tourisme, tourisme d’affaires, e-tourisme, tourisme durable. Compétences clés : gestion de destination, marketing territorial, production de voyages, langues.
Hôtellerie-restauration : chaînes hôtelières, hôtellerie indépendante, resorts, palaces. Compétences clés : F&B management, yield management, gestion opérationnelle, service.
Les passerelles : les deux filières se rejoignent sur le revenue management, le marketing digital et le tourisme d’affaires. Un bac+5 management du tourisme ouvre en général les deux portes.
Filières adjacentes : les écoles de design forment les profils recherchés pour l’expérience client et le design d’espace dans l’hôtellerie haut de gamme, et les écoles de communication couvrent le brand management et le contenu touristique.
Le critère décisif : pour diriger un établissement hôtelier, mieux vaut viser l’Institut Lyfe, FERRANDI ou Vatel. Pour manager une destination ou monter des produits touristiques, l’ESTHUA, Excelia, l’IEFT ou l’ESCAET sont plus adaptées. Dans les deux cas, l’intitulé du diplôme aide davantage à choisir que le rang dans le classement.
Pour ceux qui entrent dans le secteur par la voie courte, nous avons détaillé l’offre locale de BTS : BTS Tourisme à Bayonne et BTS Tourisme à Poitiers. Les étudiants qui hésitent entre le tourisme et une formation plus généraliste en gestion peuvent aussi consulter notre classement des bachelors en école de commerce.
Débouchés et salaires dans le tourisme
Le secteur emploie 1,5 million de salariés en France, soit 7,4 % de l’emploi total, auxquels s’ajoutent 276 000 emplois non salariés (INSEE, 2022). La consommation touristique intérieure atteint 211 milliards d’euros en 2023.
Salaires débutants par poste
Chef de produit tourisme (bac+5) : 30 000 à 35 000 € brut/an
Revenue manager (bac+5) : 28 000 à 38 000 € brut/an
Directeur adjoint d’hôtel (bac+5) : 28 000 à 34 000 € brut/an
Chargé de développement en tourisme durable (bac+5) : 27 000 à 32 000 € brut/an
Chef de projet événementiel et tourisme d’affaires (bac+5) : 28 000 à 36 000 € brut/an
Chargé de marketing e-tourisme (bac+3) : 24 000 à 28 000 € brut/an
Conseiller voyages (bac+3) : 22 000 à 24 000 € brut/an
Guide-conférencier, animateur (bac+3) : 20 000 à 23 000 € brut/an
Fourchettes constituées à partir des données APEC sur les cadres, des enquêtes d’insertion du SIES et de la grille des minima salariaux du secteur publiée par L’Écho Touristique.
Les segments qui recrutent
E-tourisme et plateformes : Booking, Airbnb, Expedia et les distributeurs français recrutent des profils data et marketing, mieux payés que la médiane du secteur.
Tourisme durable : segment en croissance, tiré par la demande des collectivités et des tour-opérateurs sur les compétences RSE et la gestion des flux.
Tourisme d’affaires : le MICE a retrouvé son niveau d’avant 2020 et cherche des chefs de projet événementiel.
Hôtellerie de luxe : recrutements stables, rémunérations au-dessus de la moyenne sectorielle, forte exigence sur les langues.
Offices de tourisme et collectivités : salaires inférieurs au privé, mais conditions de travail plus prévisibles et missions de développement territorial.
Tourisme de bien-être : segment émergent où les formations dédiées restent rares, ce qui avantage les profils polyvalents.
Dans le tourisme, le prix de la formation pèse davantage que le prestige de l’école. Une licence à l’ESTHUA coûte 850 € sur trois ans, un bachelor chez FERRANDI 34 500 €, et les deux mènent à des postes dont le salaire d’entrée tourne autour de 24 000 € brut.
Un tarif plus élevé se justifie lorsque l’école apporte un réseau solide, une alternance structurée ou une spécialisation reconnue, ce qui est le cas d’Excelia, de Savignac et de l’Institut Lyfe. Pour un diplôme peu connu de la profession facturé 30 000 € à Paris, mieux vaut demander à l’école, avant de signer, la liste de ses entreprises partenaires et le détail de son enquête d’insertion.
Enfin, avant de choisir, lisez l’intitulé exact du diplôme : un « Bachelor Management de l’Hôtellerie et de la Restauration » et une « Licence mention Tourisme » préparent à des métiers différents.
Signé Charlotte Montant, pour la rédaction
Foire aux questions
Quelle est la meilleure école de tourisme en France en 2026 ?
Au niveau bachelor, l’École de Savignac arrive en tête de notre classement avec son Bachelor Management de l’Hôtellerie-Restauration, devant la Licence mention Tourisme de l’ESTHUA (Université d’Angers) et le Bachelor en management du tourisme et de l’hôtellerie d’Excelia Hotel & Tourism School. Au niveau master, le MSc Produits et Projets Touristiques d’Excelia est classé premier par Eduniversal 2026 dans la catégorie tourisme, et le MSc in International Hospitality Management de l’Institut Lyfe premier dans la catégorie hôtellerie.
Quel est le salaire d’un diplômé d’école de tourisme ?
Le salaire médian débutant retenu dans ce classement est de 24 000 € brut par an pour un bac+3, soit environ 1 600 € net par mois, et de 32 000 € brut par an pour un bac+5 management du tourisme. Les postes de revenue manager et de chef de produit tourisme montent à 35 000-38 000 € brut dès les premières années, les métiers d’accueil et d’animation restent plus bas, entre 20 000 et 24 000 €.
Combien coûte une formation en école de tourisme ?
L’écart est considérable. À l’université publique, les droits d’inscription sont de 178 € par an en licence et 255 € par an en master, auxquels s’ajoute la CVEC de 105 € : environ 850 € pour une licence complète. Dans le privé, la scolarité va de 17 000 € à 40 000 € sur le cursus. En alternance, la formation est prise en charge par l’OPCO de l’entreprise d’accueil et ne coûte rien à l’étudiant, qui perçoit en outre une rémunération.
Quelle est la différence entre une école de tourisme et une école hôtelière ?
Une école de tourisme forme au management de destination, à la production de voyages, au tourisme d’affaires et au tourisme durable. Une école hôtelière forme à l’exploitation d’établissement, au F&B et au service. La distinction se lit dans l’intitulé du diplôme : le Bachelor Tourisme de l’IEFT et la Licence mention Tourisme de l’ESTHUA relèvent du premier registre, le Bachelor Management Hôtelier et Restauration de FERRANDI Paris et le Bachelor de l’Institut Lyfe du second. Excelia et Savignac couvrent les deux.
Le tourisme est-il un secteur qui recrute en 2026 ?
Le tourisme pèse 3,8 % du produit intérieur brut français, soit 83,6 milliards d’euros en 2023 selon l’INSEE, pour une consommation touristique intérieure de 211 milliards d’euros. Il représente 1,5 million d’emplois salariés, soit 7,4 % de l’emploi total, auxquels s’ajoutent 276 000 emplois non salariés. Les segments les plus dynamiques sont l’e-tourisme, le tourisme d’affaires et le tourisme durable.
Vaut-il mieux faire un bachelor ou un master en tourisme ?
Le bachelor permet une insertion rapide sur les métiers de production, de commercialisation et d’accueil, avec un salaire médian de 24 000 € brut par an. Le master ouvre les postes de management, de direction d’établissement et de revenue management, avec un salaire médian de 32 000 € brut par an. Pour viser la direction d’un établissement ou le management d’une destination, le master est indispensable. Pour entrer vite dans le métier et se spécialiser ensuite en alternance, le bachelor suffit.
Sources
- La part du tourisme dans le PIB en 2023 - INSEE Focus n° 369
- L’essentiel sur le tourisme - INSEE
- Coût d’une inscription dans l’enseignement supérieur - service-public.gouv.fr
- Classement Eduniversal 2026 des masters en management de l’hôtellerie
- APEC - données sur les salaires des cadres
- SIES - insertion professionnelle des diplômés de l’université
- Grille des minima salariaux du secteur du voyage 2025 - L’Écho Touristique
- Poids du tourisme dans l’économie française - Atout France
Les frais de scolarité et les taux d’insertion des établissements privés proviennent de leurs propres publications 2025-2026. Aucun organisme indépendant ne produit de série homogène d’insertion pour le tourisme : ces taux sont donc déclaratifs et présentés comme tels.