En bref
16 cursus de journalisme sont reconnus par la profession en 2026. Les deux derniers entrés sont le master de CY Cergy Paris Université à Gennevilliers (15e, à compter de la promotion 2024-2026) et le master de l’Université de Lorraine à Metz (16e, à compter de la promotion 2025-2027).
8 critères fixés par la CPNEJ conditionnent la reconnaissance, parmi lesquels deux promotions déjà diplômées, un conseil pédagogique paritaire, un suivi de l’insertion et 16 à 26 semaines de stage pour un cursus de deux ans. Chaque reconnaissance est révisée tous les cinq ans.
12 mois au lieu de 24 : un diplômé d’un cursus reconnu effectue un an de stage de moins avant d’obtenir la carte de presse de journaliste titulaire.
3 844 € contre 3 500 € brut par mois : c’est le revenu médian en CDI des titulaires de la carte de presse en 2023, selon qu’ils sont issus ou non d’un cursus reconnu, d’après l’Observatoire des métiers de la presse.
De 255 € à 6 800 € par an : les masters publics ne coûtent que les droits nationaux d’inscription, le CFJ Paris se situe en haut de la grille, et l’IPJ comme Sciences Po fixent leurs droits selon les revenus des familles.
30 % des cartes de presse délivrées en 2023 concernaient des journalistes issus d’un cursus reconnu. La liste de la CPNEJ n’est donc pas la seule voie d’accès au métier.
Seize cursus de journalisme sont reconnus par la profession en 2026. Cette reconnaissance n’est ni un label d’État ni un classement de presse : elle est accordée par la CPNEJ, la Commission paritaire nationale de l’emploi des journalistes, et inscrite dans la convention collective nationale des journalistes. Elle produit deux effets mesurables : un stage de 12 mois au lieu de 24 pour obtenir la carte de presse de titulaire, et un revenu médian en CDI supérieur de 344 € brut par mois à celui des journalistes issus d’autres parcours.
Ce guide recense les 16 cursus, leurs places, leurs frais, les 8 critères de la CPNEJ, les voies d’admission et le classement du Journal des Écoles. Il aide à trancher un choix précis : une école de journalisme publique, qui ne coûte que les droits universitaires, ou une école privée facturée jusqu’à 6 800 € par an.
Reconnaissance CPNEJ : ce que le label couvre
Le ministère de l’Enseignement supérieur ne délivre pas cette reconnaissance. Elle relève d’un accord paritaire entre les syndicats de journalistes et les organisations patronales de la presse, réunis au sein de la CPNEJ. L’article 10 de la convention collective nationale des journalistes cite le CFJ et l’ESJ Lille, et son annexe I, datée de 1976 et complétée par avenants, ajoute les autres cursus.
Trois règles structurent le dispositif.
Le label porte sur un cursus précis plutôt que sur un établissement. Une université peut proposer un master reconnu et d’autres formations de journalisme qui ne le sont pas. L’apprentissage, proposé par la plupart des cursus, s’inscrit à l’intérieur du cursus reconnu.
La liste évolue. La CPNEJ révise chaque reconnaissance tous les cinq ans et peut ajouter des cursus. Le master de CY Cergy Paris Université, reconnu en 2025, était la première entrée depuis 2013 ; celui de Metz, annoncé le 13 janvier 2026, a été reconnu pour quatre ans.
La convention collective fixe l’effet juridique. Chaque cursus est reconnu à compter d’une promotion précise. L’avenant n° 15 du 27 janvier 2025 a ajouté le master de CY Cergy Paris Université, et l’avenant n° 16 du 8 décembre 2025 celui de l’Université de Lorraine à Metz.
La liste des cursus reconnus publiée par la Conférence des écoles de journalisme reprend ce texte conventionnel, opposable aux employeurs de presse.
Les 16 écoles de journalisme reconnues en 2026
Le tableau ci-dessous recense l’ensemble des cursus reconnus, avec leur statut, leur diplôme, leurs places et leurs frais de scolarité. Dans les masters universitaires, les frais correspondent aux droits nationaux d’inscription de 2026-2027, soit 255 € en master et 178 € en BUT, plus 105 € de contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) ; les boursiers sont exonérés des droits.
| Cursus | Ville | Statut | Diplôme | Places | Frais par an |
|---|---|---|---|---|---|
| CELSA (Sorbonne Université) | Neuilly-sur-Seine | Public | Master | Environ 30 | 255 € |
| CFJ Paris | Paris 12e | Privé (association) | Diplôme visé, bac+5 | Une cinquantaine | 6 800 € |
| École de journalisme de Cergy (CY Cergy Paris Université) | Gennevilliers | Public | Master | 18 | 255 € |
| CUEJ (Université de Strasbourg) | Strasbourg | Public | Master | Une cinquantaine | 255 € |
| EJC (IUT Nice Côte d’Azur) | Cannes | Public | BUT information-communication, parcours journalisme | 27 | 178 € |
| EJCAM (Aix-Marseille Université) | Marseille | Public | Master | 30 | 255 € |
| EJDG (Université Grenoble Alpes et Sciences Po Grenoble) | Échirolles | Public | Master et diplôme de Sciences Po Grenoble | 30 | 255 €, plus des droits IEP selon les revenus |
| EJT (École de journalisme de Toulouse) | Toulouse | Privé | Diplôme d’école, en 3 ans | Une trentaine | 4 500 €, puis 3 750 € en 3e année |
| EPJT (Université de Tours) | Tours | Public | Master | 36 | 255 € |
| ESJ Lille | Lille | Privé (association) | Diplôme de grade master et diplôme de Sciences Po Lille | 75, dont 10 internationaux | 5 500 à 6 750 € selon les revenus, de 0 à 4 000 € pour les boursiers |
| IFP (Université Paris-Panthéon-Assas) | Paris 6e | Public | Master information-communication, parcours journalisme | 26 | 255 € |
| IJBA (Université Bordeaux Montaigne) | Bordeaux | Public | Master | 36 | 255 € |
| IPJ (Université Paris Dauphine-PSL) | Paris 9e | Public | Diplôme d’établissement, grade de master | 48 | 258 à 9 504 € selon les revenus, exonération des boursiers |
| IUT de Lannion (Université de Rennes) | Lannion | Public | BUT information-communication, parcours journalisme | 29 | 178 € |
| École de journalisme de Sciences Po | Paris 7e | Public | Master de Sciences Po, grade de master | 50 à 60 | 0 à 20 640 € selon les revenus |
| Master de journalisme de l’Université de Lorraine | Metz | Public | Master | 20 | 255 € |
Droits nationaux 2026-2027, hors CVEC de 105 €. Frais de l’ESJ Lille d’après sa grille 2025-2026 ; frais de l’EJT d’après sa page tarifaire, non datée. Places : sites des écoles, Parcoursup et Mon Master pour 2026 ; le CELSA, le CFJ, le CUEJ et l’EJT ne publient qu’un ordre de grandeur.
Treize des seize cursus relèvent d’un établissement public, et trois d’une école privée : le CFJ Paris, l’ESJ Lille et l’EJT. Les cursus reconnus offrent au total près de 600 places par an, soit 37 étudiants par promotion en moyenne. La sélection est sévère : en 2025, le master de CY Cergy Paris Université a reçu 795 candidatures sur Mon Master pour 29 propositions d’admission, soit 3,6 %, et le CELSA a admis 30 candidats sur environ 926 en 2024.
Le classement Journal des Écoles des 16 cursus reconnus
Ce classement ordonne les seize cursus selon l’appréciation de la rédaction, du plus économique au plus coûteux pour un étudiant qui finance lui-même ses études, en tenant compte des frais de scolarité et du coût de la vie dans la ville du cursus.
Le Journal des Écoles ne résume pas ce coût en un indice de rendement. Les frais de l’IPJ, de Sciences Po et de l’ESJ Lille varient selon les revenus de la famille, et les données de salaire publiées ne distinguent pas les cursus entre eux : un indice afficherait une précision que ces chiffres ne permettent pas.
| Rang | Cursus | Ville | Frais par an | Argument principal |
|---|---|---|---|---|
| 1 | EPJT | Tours | 255 € | Master public, coût de la vie parmi les plus bas |
| 2 | IUT de Lannion | Lannion | 178 € | BUT public, ville à faible coût |
| 3 | Master de Metz | Metz | 255 € | Reconnaissance récente, coût de la vie bas |
| 4 | CUEJ | Strasbourg | 255 € | Master public, double diplôme franco-allemand |
| 5 | EJDG | Échirolles | 255 € et droits IEP | Double diplôme public avec Sciences Po Grenoble |
| 6 | IJBA | Bordeaux | 255 € | Master public, marché régional dense |
| 7 | EJCAM | Marseille | 255 € | Master public, réseau des médias de la région |
| 8 | EJC | Cannes | 178 € | BUT public, loyers élevés sur la Côte d’Azur |
| 9 | École de journalisme de Cergy | Gennevilliers | 255 € | 91 % d’insertion à 30 mois, alternance en M2 |
| 10 | CELSA | Neuilly-sur-Seine | 255 € | Master public, coût de la vie francilien |
| 11 | IFP | Paris | 255 € | Master public d’Assas, coût de la vie parisien |
| 12 | EJT | Toulouse | 4 500 € | École privée, coût de la vie modéré, cursus de trois ans |
| 13 | ESJ Lille | Lille | 5 500 à 6 750 € | Réseau ancien, double diplôme avec Sciences Po Lille |
| 14 | IPJ Paris-Dauphine | Paris | 258 à 9 504 € | Droits selon les revenus, apprentissage possible |
| 15 | Sciences Po | Paris | 0 à 20 640 € | Sélection sur dossier, droits selon les revenus |
| 16 | CFJ Paris | Paris | 6 800 € | Frais les plus élevés, 98,5 % de la dernière promotion en poste à un an |
Ce classement porte sur le coût, sans juger la réputation des cursus. Le CFJ Paris ferme la marche parce qu’il cumule les frais fixes les plus élevés de la liste et le coût de la vie parisien, alors que son insertion figure parmi les meilleures : 98,5 % de sa dernière promotion était en poste un an après le diplôme. L’ESJ Lille remonterait si l’on tenait compte de l’insertion et du réseau professionnel, deux critères que ce classement n’intègre pas.
Les 8 critères de la CPNEJ passés au crible
La reconnaissance repose sur 8 critères, issus de l’accord national du 7 mai 2008. Chacun peut valider ou écarter un cursus.
Ancienneté du cursus. Le cursus doit compter au moins deux promotions diplômées et durer au minimum quatre semestres.
Conseil pédagogique paritaire. Un conseil réunissant des représentants de la profession et de l’établissement se réunit au moins deux fois par an et adresse un compte rendu à la CPNEJ.
Diversité. Le recrutement doit être ouvert à des profils variés, et la sélection objective.
Compétences des étudiants. Le cursus couvre l’ensemble des compétences du métier, et l’école mesure l’insertion de ses diplômés entre six mois et un an après le diplôme, puis l’année suivante.
Moyens techniques et pédagogiques. Les étudiants disposent d’équipements professionnels et d’un accès aux principaux médias.
Encadrement et évaluation. L’enseignement repose sur des professionnels qualifiés, et le jury final associe des journalistes extérieurs.
Stages en entreprise. De 16 à 26 semaines pour un cursus de deux ans, de 24 à 39 semaines pour un cursus de trois ans, sans qu’un même stage dépasse dix semaines.
Dossier fourni à la CPNEJ. L’établissement dépose un dossier à chaque demande de reconnaissance ou de renouvellement, avec le fonctionnement du cursus et ses résultats d’insertion.
Ce dernier critère est décisif : la reconnaissance se réexamine à chaque renouvellement, tous les cinq ans, et ne constitue pas un droit acquis.
Carte de presse : 12 mois au lieu de 24 pour les diplômés reconnus
L’avantage juridique le plus concret de la liste concerne la carte de presse. La Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP) délivre d’abord une carte de journaliste stagiaire, puis une carte de titulaire.
Règle générale : 24 mois. La carte porte la mention « stagiaire » pendant deux ans, comme le rappelle la foire aux questions de la CCIJP.
Cursus reconnus : 12 mois. Les diplômés d’une formation reconnue par la convention collective bénéficient d’une réduction d’un an du stage, prévue à l’article 10 de la convention ; la durée de deux ans figure à l’article 13.
Le diplôme n’est pas un critère d’attribution. Pour une première demande, il faut justifier de trois mois d’activité consécutifs, tirer plus de la moitié de ses ressources du journalisme et percevoir un revenu supérieur à la moitié du SMIC.
Cette année gagnée accélère l’accès au statut de journaliste professionnel titulaire. C’est l’argument le plus souvent avancé en faveur d’un cursus reconnu.
Admission : concours à bac+3, Parcoursup, dossier
Les voies d’entrée dans un cursus reconnu varient d’une école à l’autre.
Concours à bac+3 pour la plupart des masters. Le CELSA, le CFJ, le CUEJ, l’EJCAM, l’EJDG, l’EPJT, l’ESJ Lille, l’IJBA et l’IPJ recrutent après une licence, sur épreuves écrites puis orales. Plusieurs passent par la plateforme commune de la Conférence des écoles de journalisme, l’EPJT par ConcoursJournalisme.fr et l’IJBA par eCandidat.
Parcoursup pour les BUT. L’IUT de Lannion et l’EJC de Cannes recrutent après le bac sur Parcoursup, avec 29 et 27 places en 2026. Les attendus et le calendrier sont détaillés dans notre guide complet de Parcoursup.
Dossier et entretien pour Sciences Po et l’IFP. L’École de journalisme de Sciences Po admet 50 à 60 étudiants sur dossier puis entretien, sans épreuve écrite. L’IFP sélectionne sur dossier, puis par un entretien.
Mon Master et eCandidat pour les cursus récents. Le master de Metz recrute sur Mon Master, par dossier puis oral. Le master de CY Cergy Paris Université organise en 2026 un concours sur eCandidat, avec dossier, épreuves écrites et oral.
Une ouverture après bac+2 à l’EJT. L’école de Toulouse admet les titulaires d’un bac+2, ou d’un bac avec au moins deux ans d’expérience professionnelle.
Beaucoup de candidats présentent plusieurs concours la même année, ce qui resserre encore la sélection sur un vivier commun.
Le coût par école : frais et coût de la vie
Les frais de scolarité ne représentent qu’une partie du coût : il faut y ajouter deux ou trois années de vie étudiante, dont le logement représente l’essentiel.
CFJ Paris : 13 600 € de frais sur deux ans au tarif plein, avant le coût de la vie parisien. Les boursiers paient de 0 à 4 000 € par an selon leur échelon, et les apprentis sont dispensés de frais.
ESJ Lille : 11 000 à 13 500 € sur deux ans pour les non-boursiers, selon les revenus de la famille, dans une ville au coût de la vie modéré.
EJT Toulouse : 12 750 € sur trois ans (4 500 € par an, puis 3 750 € en troisième année), dans l’une des grandes villes les moins chères.
IPJ Paris-Dauphine : de 516 à 19 008 € sur deux ans selon les revenus de la famille, avec une exonération des boursiers et un apprentissage possible.
Sciences Po : de 0 à 41 280 € sur deux ans selon les revenus ; la moyenne publiée pour les étudiants européens en master était de 7 275 € par an en 2024-2025, et 36 % d’entre eux étaient exonérés.
Masters publics : 720 € sur deux ans, CVEC comprise, et rien pour les boursiers. Dans une ville comme Tours, le coût de la vie pèse bien davantage que les frais.
Aucun cursus n’est gratuit au sens strict : même dans le public, les droits d’inscription de 255 € en master et la CVEC de 105 € restent dus, sauf pour les boursiers, exonérés des droits. L’apprentissage, proposé en M2 dans la plupart des cursus, permet aussi de faire financer sa formation par l’employeur : au CELSA, un M2 en alternance ne coûte que la CVEC à l’étudiant.
Hors liste CPNEJ : 70 % des cartes de presse
La reconnaissance n’est pas obligatoire pour exercer. Elle accélère l’entrée dans le métier sans en être la seule porte.
30 % des cartes de presse délivrées en 2023 concernaient des journalistes issus d’un cursus reconnu, selon l’Observatoire des métiers de la presse. Les 70 % restants regroupent d’autres formations au journalisme et des journalistes venus d’autres parcours. Parmi les premières demandes de 2023, la part des cursus reconnus tombe à 15 %.
L’écart de revenu reste contenu. En 2023, le revenu médian en CDI atteignait 3 844 € brut par mois pour un journaliste issu d’un cursus reconnu, contre 3 500 € pour les autres. Chez les pigistes, il était de 2 116 € contre 1 870 €.
D’autres formations structurées existent. Licences d’information-communication, écoles privées non reconnues et masters spécialisés alimentent aussi les rédactions. Pour un secteur voisin, voir notre classement des meilleures écoles de communication, nos meilleurs masters marketing et notre classement des meilleures écoles de design.
Le portfolio reste déterminant. Stages, piges, spécialisations et réseau pèsent beaucoup au moment du recrutement, quelle que soit l’école.
Pour les profils qui hésitent entre journalisme et communication, notre analyse des métiers qui recrutent le plus en 2027 montre où se concentrent les projets de recrutement. Les salaires de sortie des grandes écoles permettent de situer ces revenus parmi les autres filières.
Verdict éditorial
La liste des cursus reconnus est un outil juridique avant d’être un label de prestige. Elle fait gagner un an sur la carte de presse et s’accompagne d’un revenu médian en CDI supérieur de 344 € brut par mois.
Notre position est simple. Pour un candidat qui finance lui-même ses études, un master public reconnu est le choix le plus rationnel : l’EPJT à Tours, le CUEJ à Strasbourg, l’EJDG à Grenoble et l’IJBA à Bordeaux offrent le même avantage conventionnel que le CFJ Paris pour une fraction de son coût. Le CFJ et l’ESJ Lille se justifient par leur réseau et leur insertion plus que par leur coût. Engager plus de 13 000 € de frais sur deux ans, sans compter la vie à Paris, suppose un projet professionnel précis.
Verdict signé Lucas Lecoq-Pellizzon, co-fondateur et directeur éditorial du Journal des Écoles.
Questions fréquentes
Combien d’écoles de journalisme reconnues existe-t-il en 2026 ?
16 cursus sont reconnus par la profession en 2026. La liste est passée de 14 à 15 cursus en 2025, avec le master de CY Cergy Paris Université à Gennevilliers, puis à 16 en janvier 2026, avec le master de l’Université de Lorraine à Metz.
Quelle différence entre une école de journalisme publique et une école privée reconnue ?
Un master public coûte les droits nationaux d’inscription, soit 255 € par an en 2026-2027, plus 105 € de CVEC. Une école privée reconnue facture de 4 500 à 6 800 € par an au tarif plein, avec des réductions pour les boursiers. La reconnaissance par la profession et la réduction du stage de carte de presse sont identiques dans les deux cas.
Existe-t-il des écoles de journalisme gratuites ?
Aucun cursus n’est totalement gratuit. Les cursus publics limitent la dépense aux droits d’inscription et à la CVEC, dont les boursiers sont en partie exonérés, et le coût de la vie s’y ajoute. L’IPJ exonère les boursiers de ses droits, et le CFJ comme l’ESJ Lille appliquent des tarifs réduits, jusqu’à la gratuité pour les boursiers des échelons les plus élevés.
Faut-il passer par Parcoursup pour intégrer une école de journalisme reconnue ?
Seuls l’IUT de Lannion et l’EJC de Cannes recrutent sur Parcoursup, en BUT après le bac. Les 14 autres cursus recrutent à partir de bac+3, ou de bac+2 pour l’EJT, par concours, sur dossier et entretien, ou sur Mon Master pour le master de Metz.
Quelles sont les écoles de journalisme reconnues à Paris ?
Six cursus reconnus se situent à Paris ou en proche banlieue : le CELSA à Neuilly-sur-Seine, le CFJ Paris, l’IFP de l’Université Paris-Panthéon-Assas, l’IPJ de l’Université Paris Dauphine-PSL, l’École de journalisme de Sciences Po et le master de CY Cergy Paris Université à Gennevilliers.
Peut-on devenir journaliste sans école reconnue ?
Oui. En 2023, 70 % des cartes de presse concernaient des journalistes qui n’étaient pas issus d’un cursus reconnu, selon l’Observatoire des métiers de la presse. La carte étant délivrée sur des critères d’activité, sans condition de diplôme, l’expérience professionnelle reste la voie la plus fréquente.
Pour aller plus loin
Le classement des meilleures écoles de communication, pour les profils qui hésitent entre journalisme et communication.
Parcoursup : le guide complet, pour les BUT de Lannion et de Cannes.
Les salaires de sortie des grandes écoles et les métiers qui recrutent le plus en 2027.
Les meilleurs masters marketing et le classement des meilleures écoles de design.
Sources
- Les 16 cursus reconnus - Conférence des écoles de journalisme
- Les 8 critères de reconnaissance - Conférence des écoles de journalisme
- Convention collective nationale de travail des journalistes - Légifrance
- Avenant n° 15 du 27 janvier 2025 (master de CY Cergy Paris Université) - Légifrance
- Avenant n° 16 du 8 décembre 2025 (master de l’Université de Lorraine) - Légifrance
- Reconnaissance du master de journalisme de Cergy, communiqué de la CPNEJ, 19 mars 2025
- Le master journalisme de Metz reconnu par la profession, communiqué de l’Université de Lorraine, 12 février 2026
- Foire aux questions - Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels
- Données Observatoire des métiers de la presse - Afdas / CCIJP
- Une 16e école de journalisme entre dans la liste des cursus reconnus, 14 janvier 2026 - L’Étudiant
- Droits d’inscription à l’université 2026-2027 - service-public.gouv.fr
- Master journalisme - CELSA Sorbonne Université
- Frais de scolarité - CFJ Paris
- Insertion professionnelle - CFJ Paris
- Master journalisme, fiche de formation - CY Cergy Paris Université
- Master information-communication, parcours journalisme - Université Paris-Panthéon-Assas
- Tarifs - IPJ Paris-Dauphine
- Master journalisme - École de journalisme de Sciences Po
- Étudier à Sciences Po, combien ça coûte - Sciences Po
- Modalités du concours - CUEJ
- BUT information-communication, parcours journalisme, Cannes - Parcoursup
- Candidater au master journalisme - EJCAM
- École de journalisme de Grenoble - Conférence des écoles de journalisme
- Infos pratiques - École de journalisme de Toulouse
- Le master - EPJT
- Diplôme généraliste de niveau master - ESJ Lille
- Je suis candidat - IJBA
- BUT information-communication, parcours journalisme, Lannion - Parcoursup
- Mon Master, candidatures et capacités par formation - ministère de l’Enseignement supérieur
Méthodologie : les chiffres proviennent des sources ci-dessus, consultées en octobre 2026. Les revenus médians de l’Observatoire des métiers de la presse portent sur 2023, dernière année publiée. L’ordre du classement reflète l’appréciation de la rédaction sur le coût total des études.