En bref

  • 74,5 % des diplômés 2025 des écoles de management sont en emploi moins de six mois après leur sortie, contre 78,3 % un an plus tôt, selon l’enquête 2026 de la Conférence des grandes écoles (CGE). Toutes grandes écoles confondues, le taux tombe de 80,2 % à 76 %.

  • 83,9 % des emplois trouvés sont des CDI, et 90,8 % des diplômés en poste ont trouvé leur premier emploi en moins de quatre mois. 59,7 % avaient signé avant même la remise du diplôme.

  • Salaire moyen brut annuel : 40 825 € hors primes en France, contre 41 103 € pour la promotion précédente ; le salaire médian reste à 40 000 €. Avec les primes, la moyenne atteint 46 534 €.

  • Chez les managers, l’apprentissage ne protège pas l’insertion : les apprentis affichent 72,4 % de taux net d’emploi et 38 759 € de salaire, contre 77,1 % et 43 559 € hors apprentissage. Ils représentent 51,6 % des diplômés managers interrogés.

  • Les secteurs qui recrutent le plus sont la banque-assurance (18,2 %), le conseil (18,1 %) et le commerce (8,8 %). 14,5 % des diplômés travaillent à l’étranger, et 69,3 % de ceux qui travaillent en France sont en Île-de-France.

  • Le signal d’alerte vient de l’Apec : 84 % des bac+5 de la promotion 2024 jugent leur recherche difficile, 38 % ont mis six mois ou plus, et les embauches de cadres débutants ont reculé de 19 % en 2024.

Les chiffres clés de l’insertion après une école de commerce en 2026

Les données 2026 racontent la même histoire : les écoles de commerce placent encore la grande majorité de leurs diplômés, mais la marge se réduit. Le taux net d’emploi des écoles de management recule de 3,8 points en un an, le salaire moyen baisse légèrement et la part de CDI diminue. Dans l’enquête de la CGE, les écoles de commerce sont regroupées sous l’appellation « écoles de management » et leurs diplômés sous celle de « managers ».

Indicateurs d’insertion des diplômés des écoles de management, promotions 2024 et 2025, d’après les enquêtes 2025 et 2026 de la Conférence des grandes écoles.
Indicateur (écoles de management) Promotion 2024 Promotion 2025 Évolution
Taux net d’emploi à moins de 6 mois78,3 %74,5 %-3,8 points
Part de CDI86,6 %83,9 %-2,7 points
Part de postes de cadre77,6 %74,6 %-3 points
Salaire moyen brut annuel hors primes41 103 €40 825 €-278 €
Salaire médian brut annuel hors primes40 000 €40 000 €Stable
Emploi trouvé en moins de 2 mois80,1 %80,6 %+0,5 point
Emplois à l’étranger15,2 %14,5 %-0,7 point

Source : Conférence des grandes écoles, enquêtes insertion 2025 et 2026, écoles de management. Emploi trouvé en moins de 2 mois : part des diplômés en emploi.

Deux lectures s’imposent. D’abord, le niveau reste élevé : trois diplômés sur quatre en poste en moins de six mois, plus de quatre sur cinq en CDI, un salaire médian de 40 000 €. Ensuite, la tendance est nettement négative : le marché de l’emploi des cadres se contracte et les jeunes diplômés en subissent les premiers effets. Pour situer chaque établissement, consultez notre classement des meilleures écoles de commerce en France.

Ce que disent les données de la CGE sur la promotion 2025

L’enquête insertion de la Conférence des grandes écoles reste la référence du secteur : les 210 écoles concernées ont interrogé leurs diplômés au premier trimestre 2026. Voici ce qu’elle établit pour les diplômés 2025 des écoles de management.

  • 74,5 % de taux net d’emploi à moins de six mois, contre 78,3 % un an plus tôt. La baisse touche tous les types d’écoles : 77,5 % pour les écoles d’ingénieurs, 76 % pour l’ensemble des grandes écoles.

  • 83,9 % de CDI parmi les emplois occupés en France, contre 86,6 % un an plus tôt.

  • 40 825 € de salaire moyen brut annuel hors primes en France, en baisse de 278 € sur un an. La médiane reste à 40 000 €.

  • 90,8 % des diplômés en poste ont trouvé leur premier emploi en moins de quatre mois, et 59,7 % avaient signé leur contrat avant d’obtenir leur diplôme.

  • 74,6 % occupent un poste de cadre, contre 77,6 % un an plus tôt.

  • Un écart persistant entre femmes et hommes : 71,7 % de taux net d’emploi et 39 464 € de salaire moyen pour les femmes, contre 77,5 % et 42 291 € pour les hommes.

  • L’insertion se rattrape avec le temps : interrogée un an plus tard, la promotion 2024 atteint 89 % de taux net d’emploi et 90,9 % de CDI.

  • Secteurs d’embauche : banque-assurance 18,2 %, conseil 18,1 %, commerce 8,8 %. Les trois premiers secteurs réunissent 45,1 % des embauches.

Ces chiffres portent sur les écoles membres de la CGE, c’est-à-dire les grandes écoles. Les candidats qui visent un bachelor ou une école post-bac doivent vérifier le périmètre exact des données publiées par leur établissement : diplôme concerné, promotion, taux de réponse. Notre classement des bachelors en école de commerce présente ces écarts établissement par établissement.

2026, le tournant : un marché plus sélectif pour les jeunes diplômés

2026 confirme un retournement engagé depuis deux ans. Le taux net d’emploi de l’ensemble des grandes écoles atteignait 90,5 % en 2023 ; il tombe à 76 % en 2026, sous son niveau de 2021 (79,1 %).

  • -3,8 points de taux net d’emploi en un an pour les écoles de management, et -4,2 points pour l’ensemble des grandes écoles.

  • Les embauches de cadres débutants ont reculé de 19 % en 2024, et l’Apec prévoyait encore -16 % pour 2025. Pour l’ensemble des cadres de moins de six ans d’expérience, les recrutements ont baissé de 9 % en 2024 puis de 5 % en 2025.

  • 84 % des bac+5 de la promotion 2024 jugent leur recherche difficile, contre 61 % pour la promotion 2022 (Apec, novembre 2025).

  • 38 % des diplômés bac+5 de la promotion 2024 ont mis six mois ou plus à trouver leur emploi, contre 18 % pour la promotion 2022.

  • Le salaire moyen des managers recule, de 41 103 € à 40 825 €, alors que celui des ingénieurs progresse légèrement.

Pour les candidats, la conséquence est directe : le choix de l’établissement, de sa spécialisation et de son réseau d’entreprises compte davantage qu’au moment où le marché absorbait tous les profils. Pour comparer les voies d’admission et leur sélectivité, notre analyse des écoles de commerce post-bac et de leur admission présente les taux d’accès et les profils retenus.

L’Indice ROI 2026 : la méthode du Journal des Écoles

L’Indice ROI 2026 est l’indicateur du Journal des Écoles qui rapproche ce qu’un diplôme rapporte de ce qu’il coûte.

Formule : Indice ROI 2026 = (salaire de sortie médian × taux net d’emploi) ÷ coût réel des études

  • Salaire de sortie médian : salaire brut annuel hors primes à la première embauche, d’après une source primaire.

  • Taux net d’emploi : part des diplômés en poste à moins de six mois, parmi ceux qui sont en emploi ou en recherche.

  • Coût réel des études : frais de scolarité cumulés sur le cursus, moins les revenus d’alternance, les aides et les exonérations.

Exemple chiffré avec les données de la CGE 2026. Un diplômé d’école de management hors apprentissage : salaire médian de 42 000 €, taux net d’emploi de 77,1 %, coût réel estimé à 36 000 € sur trois ans.

Indice ROI 2026 = (42 000 × 0,771) ÷ 36 000 = 0,90

Le même cursus en apprentissage : salaire médian de 39 000 €, taux net d’emploi de 72,4 %, coût réel ramené à 9 000 € grâce aux revenus d’alternance et à la prise en charge des frais.

Indice ROI 2026 = (39 000 × 0,724) ÷ 9 000 = 3,14

Lecture : avec un indice de 0,90, le diplômé hors apprentissage gagne en un an environ 90 % de ce qu’il a payé ; l’apprenti gagne plus de trois fois sa mise. Son salaire est inférieur de 3 000 € et son taux d’emploi de 4,7 points, mais un coût quatre fois plus faible l’emporte. Les coûts de 36 000 € et de 9 000 € sont des hypothèses de la rédaction : l’indice dépend surtout de ce dénominateur, à recalculer avec les frais réels de chaque école.

Le classement Journal des Écoles de l’insertion par type de diplôme

Ce classement du Journal des Écoles croise les données de la CGE 2026, du ministère de l’Enseignement supérieur et du ministère de l’Éducation nationale. Les sources ne mesurent pas l’insertion au même moment : à moins de six mois pour les grandes écoles, à 18 mois pour les diplômes universitaires, à six mois pour le BTS. Les taux ne se comparent donc qu’avec prudence d’une ligne à l’autre.

Classement 2026 du Journal des Écoles de l’insertion par type de diplôme : rang, diplôme, taux d’emploi, salaire de sortie, moment de la mesure et verdict.
Rang Type de diplôme Taux d’emploi Salaire de sortie Mesure Verdict
1École de commerce, voie classique77,1 %43 559 € brut par anMoins de 6 moisLe salaire le plus élevé du panel, porté par un réseau d’entreprises dense.
2École de commerce, ensemble des diplômés74,5 %40 825 € brut par anMoins de 6 moisBon rendement, très variable selon l’établissement et son réseau.
3École de commerce en apprentissage72,4 %38 759 € brut par anMoins de 6 moisMeilleur Indice ROI 2026 grâce au coût réduit, 82 % de CDI à la sortie.
4Licence professionnelle80 %1 610 à 2 050 € net par mois18 moisInsertion rapide et peu coûteuse, plafond salarial plus bas.
5Master universitaire (hors enseignement)69,3 %1 840 à 2 600 € net par mois18 moisCorrect mais plus lent : la spécialisation fait la différence.
6Master en droit, économie, gestion (dont IAE)71,1 %Non publié séparément18 moisAlternative économique crédible, avec un réseau d’entreprises moins dense.
7Bachelor en école de commerceNon publié nationalementNon publié nationalementSelon l’écoleUne étape plus qu’un point d’arrivée : à prolonger en master.
8BTS (voie scolaire)55 %Non publié6 moisVoie courte, insertion plus lente sans poursuite d’études.

Écoles de commerce : CGE 2026, promotion 2025, salaire moyen hors primes. Licence professionnelle : SIES, note flash n° 18, promotion 2023, salaires de la promotion 2021 (premier et troisième quartiles). Masters : SIES, note flash n° 19 de juillet 2026, promotion 2024, salaires de la promotion 2022. BTS : DEPP-Dares, note d’information n° 25.68, emploi salarié six mois après la sortie, sortants de 2024 ; 70 % des sortants de 2023 sont en emploi salarié à 24 mois.

Trois enseignements. D’abord, la voie classique en école de commerce offre le meilleur salaire de sortie, alors que l’apprentissage l’emporte sur le coût. Ensuite, les filières universitaires gardent leur intérêt, avec une insertion mesurée plus tard, à 18 mois. Enfin, le bachelor reste une étape : aucune statistique nationale ne mesure encore son insertion. Pour arbitrer entre les deux voies, notre comparatif licence ou bachelor présente les débouchés et les coûts de chaque parcours.

Les secteurs qui recrutent et les salaires par secteur

Les embauches des jeunes diplômés d’écoles de management se concentrent sur quelques secteurs, dont les salaires de sortie dépassent nettement la moyenne. Ce sont des cibles prioritaires pour améliorer son Indice ROI 2026.

  • Banque-assurance : 18,2 % des embauches, 46 381 € de salaire moyen hors primes et 43 860 € de médiane. C’est le secteur le mieux payé, et celui où l’écart entre femmes et hommes est le plus grand (4 200 €).

  • Conseil : 18,1 % des embauches, 43 598 € de salaire moyen et 43 000 € de médiane.

  • Commerce : 8,8 % des embauches, 37 147 € de salaire moyen, le plus bas des principaux secteurs.

  • Services informatiques : 8,5 % des embauches, 39 893 € de salaire moyen.

  • Île-de-France : 69,3 % des diplômés qui travaillent en France y sont installés, contre 30,7 % en région.

  • Étranger : 14,5 % des diplômés y travaillent, surtout en Europe.

Le conseil et la banque-assurance recrutent par vagues, avec des pré-recrutements qui démarrent dès la dernière année d’études. Pour les profils qui visent le conseil en stratégie, notre page sur le métier de consultant en stratégie et les écoles qui y mènent présente les cibles de recrutement et les grilles de salaire.

Les signaux d’alerte de l’Apec

L’Apec documente la dégradation du marché pour l’ensemble des bac+5, écoles de commerce comprises. Ses chiffres sont plus durs que ceux de la CGE, parce que son périmètre est plus large.

  • 72 % d’emploi salarié pour les diplômés bac+5 de la promotion 2023, soit 2 points de moins que la promotion précédente, et 66 % pour les diplômés d’écoles de commerce (-4 points).

  • 38 % des diplômés de la promotion 2024 ont mis six mois ou plus à trouver leur emploi, contre 18 % pour la promotion 2022.

  • 84 % jugent leur recherche difficile, contre 61 % pour la promotion 2022.

  • 57 % ont envoyé plus de 30 candidatures, contre 31 % deux ans plus tôt.

  • 24 % occupent un emploi alimentaire, contre 17 % pour la promotion 2022.

  • 51 % se déclarent prêts à renoncer au statut de cadre pour trouver un emploi.

  • Les embauches de cadres débutants ont reculé de 19 % en 2024, avec un nouveau recul de 16 % prévu pour 2025.

Ces chiffres complètent ceux de la CGE sans les contredire : la CGE interroge les diplômés des grandes écoles quelques mois après leur sortie, l’Apec s’appuie sur l’ensemble des bac+5 et sur des données d’emploi salarié. Les deux mesures ne portent ni sur les mêmes diplômés ni sur le même indicateur. Pour calibrer ses vœux en conséquence, notre guide Parcoursup complet présente les formations et leurs attendus.

Alternance et stage : deux leviers d’insertion

L’alternance et le stage de fin d’études restent les premières portes d’entrée dans l’emploi : 42,3 % des diplômés 2025 des grandes écoles ont trouvé leur poste par ce biais, selon la CGE. Mais chez les managers, l’apprentissage n’améliore ni le taux d’emploi ni le salaire de sortie.

  • 72,4 % de taux net d’emploi pour les apprentis des écoles de management, contre 77,1 % pour les diplômés hors apprentissage. Chez les ingénieurs, c’est l’inverse : 80,1 % contre 76,7 %.

  • 82 % de CDI pour les apprentis managers, contre 86,4 % hors apprentissage.

  • 38 759 € de salaire moyen, contre 43 559 € hors apprentissage. Une partie de l’écart tient au lieu de travail : 60,9 % des apprentis managers travaillent en Île-de-France, contre 78,9 % des autres.

  • 51,6 % des diplômés managers interrogés sont des apprentis. L’alternance est devenue une voie principale des écoles de commerce.

  • Le coût des études baisse fortement : l’entreprise prend en charge la formation et rémunère l’apprenti, ce qui fait de l’alternance le premier moteur de l’Indice ROI 2026.

Le stage reste utile, mais il n’a pas le même effet. L’alternance place l’étudiant dans une entreprise pendant 12 à 24 mois, avec un contrat de travail et une évaluation continue ; le stage construit plutôt un réseau. Notre comparatif alternance ou stage détaille les effets des deux dispositifs, et notre cartographie des écoles de commerce en alternance par région recense les dispositifs disponibles.

La spécialisation compte autant que le dispositif. En finance, un débutant bac+5 gagne de 40 000 à 45 000 € brut par an : notre sélection des masters finance en alternance et notre classement des masters finance à Paris détaillent ces écarts. Les masters marketing parisiens affichent de 87 à 94 % d’insertion à six mois et de 38 000 à 42 000 € à trois ans. En ressources humaines, les masters RH en alternance mènent à un salaire médian d’insertion de 32 000 €, et notre classement des meilleurs masters RH en France permet de comparer les établissements.

Les 5 critères pour juger le taux d’insertion d’une école

Les écoles publient des taux d’insertion souvent exacts, mais calculés sur un périmètre qu’elles choisissent. Cinq critères permettent de distinguer un chiffre solide d’un argument commercial.

  • 1. La transparence des données. Une école sérieuse publie son taux net d’emploi, son salaire médian et son taux de réponse, avec la source et la date.

  • 2. Le périmètre de l’enquête. Le taux porte-t-il sur toute la promotion ou sur les seuls répondants ? Exclut-il les poursuites d’études et les créations d’entreprise ? Un taux de 95 % calculé sur 40 % de répondants vaut moins qu’un taux de 76 % calculé sur 80 %.

  • 3. Le taux de réponse. En dessous de 60 % de répondants, le résultat devient fragile.

  • 4. Le salaire hors primes. Les primes gonflent nettement la moyenne : chez les managers de la promotion 2025, le salaire moyen passe de 40 825 € hors primes à 46 534 € primes comprises, soit 14 % de plus. Exigez toujours la même base.

  • 5. La part d’alternants. Elle modifie le taux d’insertion et le salaire moyen d’une école. Comparez les taux à périmètre égal, voie classique contre voie classique.

Appliquez ces cinq critères avant de comparer deux établissements. Une école qui ne publie ni son taux de réponse ni le périmètre de son enquête ne fournit pas de donnée vérifiable. Notre classement des écoles de commerce tient compte de la vérifiabilité des données publiées. La même logique s’applique pour reprendre ses études après 30 ans.

Verdict du Journal des Écoles

L’insertion après une école de commerce reste solide en 2026, mais elle n’est plus automatique. Un taux net d’emploi de 74,5 % et un salaire médian de 40 000 € restent des niveaux élevés. Ils ne doivent pas masquer la tendance : -3,8 points de taux d’emploi en un an, -2,7 points de CDI, un salaire moyen en léger recul et des embauches de cadres débutants en forte baisse.

Trois conclusions pratiques. D’abord, le choix de l’école, de sa spécialisation et de son réseau d’entreprises pèse davantage quand le marché se resserre. Ensuite, l’alternance reste le meilleur arbitrage économique : elle n’améliore ni le taux d’emploi ni le salaire des managers, mais elle réduit fortement le coût des études, ce qui multiplie par plus de trois l’Indice ROI 2026. Enfin, la transparence des données doit devenir un critère de choix : une école qui ne publie ni son taux de réponse ni le périmètre de son enquête ne mérite pas la confiance qu’elle demande.

Le Journal des Écoles juge les écoles sur ce qu’elles rapportent à leurs diplômés. En 2026, ce critère met en avant les cursus en alternance et les écoles qui publient des données vérifiables, et invite à la prudence face aux établissements qui n’en publient pas.

Verdict signé Lucas Lecoq-Pellizzon, co-fondateur et directeur éditorial du Journal des Écoles.

Questions fréquentes

Quel est le taux d’insertion d’une école de commerce en 2026 ?

Selon l’enquête 2026 de la Conférence des grandes écoles, 74,5 % des diplômés 2025 des écoles de management sont en emploi moins de six mois après leur sortie, contre 78,3 % pour la promotion 2024. 83,9 % des emplois trouvés sont des CDI, et 90,8 % des diplômés en poste ont trouvé leur premier emploi en moins de quatre mois.

Quel salaire peut-on espérer à la sortie d’une école de commerce en 2026 ?

Le salaire moyen brut annuel hors primes des diplômés 2025 des écoles de management est de 40 825 € en France, et le salaire médian de 40 000 €. Avec les primes, la moyenne atteint 46 534 €. Les secteurs les mieux payés sont la banque-assurance (46 381 € en moyenne) et le conseil (43 598 €).

L’alternance améliore-t-elle l’insertion après une école de commerce ?

Pas sur le taux d’emploi ni sur le salaire : en 2026, les apprentis des écoles de management affichent 72,4 % de taux net d’emploi et 38 759 € de salaire moyen, contre 77,1 % et 43 559 € hors apprentissage. L’alternance réduit en revanche fortement le coût des études, ce qui en fait l’arbitrage économique le plus rentable.

Pourquoi le taux d’insertion baisse-t-il en 2026 ?

Le marché de l’emploi des cadres se contracte : selon l’Apec, les embauches de cadres débutants ont reculé de 19 % en 2024, et celles des cadres de moins de six ans d’expérience de 5 % en 2025. 38 % des bac+5 de la promotion 2024 ont mis six mois ou plus à trouver un emploi. Le taux net d’emploi des écoles de management passe ainsi de 78,3 % à 74,5 %.

Quels secteurs recrutent le plus les diplômés d’écoles de commerce ?

Selon la CGE 2026, la banque-assurance (18,2 % des embauches), le conseil (18,1 %) et le commerce (8,8 %) arrivent en tête, devant les services informatiques (8,5 %). 69,3 % des diplômés qui travaillent en France sont en Île-de-France, et 14,5 % des diplômés travaillent à l’étranger.

Comment vérifier le taux d’insertion annoncé par une école ?

Cinq critères : la transparence des données (source, date, méthode), le périmètre de l’enquête (toute la promotion ou les seuls répondants), le taux de réponse (au moins 60 %), le salaire annoncé hors primes et la part d’alternants dans la promotion. Une école qui ne publie ni son taux de réponse ni son périmètre ne fournit pas de donnée vérifiable.

Pour aller plus loin

Sources

Méthodologie : les chiffres proviennent des sources ci-dessus, consultées en octobre 2026. Dans l’enquête de la CGE, les écoles de commerce sont regroupées sous l’appellation « écoles de management ». Les coûts d’études retenus dans l’exemple de l’Indice ROI 2026 sont des hypothèses de la rédaction.

Portrait de Lucas Lecoq-Pellizzon
Co-Fondateur & Directeur éditorial

Co-fondateur du Journal des Écoles et de Triaina. Diplômé de l’EMLV, il a piloté le concours SESAME pour son école pendant cinq ans. Il signe les indices ROI de la rédaction et les classements par spécialisation.