En bref

  • Le bac général compte 13 spécialités : arts, biologie-écologie (en lycée agricole), HGGSP, HLP, LLCER, LLCA, mathématiques, NSI, physique-chimie, SVT, sciences de l’ingénieur, SES et EPPCS.

  • En Première, l’élève suit 3 spécialités à 4 heures par semaine, soit 12 heures. En Terminale, il en conserve 2, à 6 heures chacune, soit toujours 12 heures.

  • Chaque spécialité de Terminale compte coefficient 16 au bac, et la spécialité abandonnée en fin de Première coefficient 8, au titre du contrôle continu.

  • 66 % des élèves de Première générale ont choisi les mathématiques à la rentrée 2025, la spécialité la plus suivie, devant la physique-chimie (45,6 %) et les SES (45,2 %), selon le ministère de l’Éducation nationale.

  • Maths et physique-chimie est la doublette la plus fréquente en Terminale (21,6 % des élèves à la rentrée 2025), devant HGGSP et SES (12,9 %).

  • Depuis juin 2026, tous les élèves de Première passent une épreuve anticipée de mathématiques, qu’ils suivent ou non la spécialité : elle compte pour le bac 2027.

  • Pour une école de commerce post-bac, maths et HGGSP obtient le meilleur taux de proposition sur Parcoursup : 77,8 % en 2024, devant maths et SES (75,5 %) et maths et LLCER (70 %).

  • Pour une école d’ingénieurs post-bac, maths et physique-chimie arrive en tête : 72,1 % de candidats ayant reçu une proposition en 2024, contre 40,1 % pour maths et SES.

Choisir ses spécialités en Première engage deux ans de lycée et pèse sur les chances d’admission dans le supérieur. Les données de Parcoursup montrent des écarts nets : selon la doublette suivie en Terminale, la part de candidats qui reçoivent une proposition dans une même filière varie du simple au double. Ce guide présente les 13 spécialités du bac général, les combinaisons qui ouvrent le plus de portes selon les études visées, et une méthode pour choisir sans fermer d’options.

Les 13 spécialités du bac général : la liste et les volumes horaires

Le bac général propose 13 spécialités, mais tous les lycées ne les enseignent pas toutes. En 2019, 13 % des lycées en proposaient moins de sept et la NSI n’était enseignée que dans un établissement sur deux, selon une mission flash de l’Assemblée nationale ; aucune mise à jour nationale n’a été publiée depuis. Vérifier l’offre de son lycée avant de construire un projet reste donc indispensable.

Les 13 spécialités du bac général : contenu et filières qui les valorisent. Chacune compte 4 heures par semaine en Première et 6 heures en Terminale.
Spécialité Ce qu’on y travaille Filières qui la valorisent
ArtsPratique artistique, histoire de l’art, analyse d’œuvres, projet personnelÉcoles d’art, design, architecture, communication visuelle
Biologie-écologieÉcologie, agronomie, biologie des organismes, enjeux environnementaux (en lycée agricole)Agronomie, vétérinaire, environnement, biologie
Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP)Analyse de documents, géopolitique, science politique, dissertationSciences politiques, droit, commerce, journalisme
Humanités, littérature et philosophie (HLP)Philosophie, littérature, argumentation, essaiDroit, journalisme, communication, sciences humaines
Langues, littératures et cultures étrangères et régionales (LLCER)Langue vivante approfondie, littérature, civilisation ; la variante « anglais, monde contemporain » en fait partieCommerce international, communication, journalisme, relations internationales
Littérature, langues et cultures de l’Antiquité (LLCA)Latin ou grec, textes antiques, traduction, culture classiqueDroit, lettres, journalisme, sciences humaines
MathématiquesAnalyse, algèbre, probabilités, raisonnement démonstratifÉcoles d’ingénieurs, commerce, prépas, informatique, santé
Numérique et sciences informatiques (NSI)Algorithmique, programmation, bases de données, réseauxÉcoles d’ingénieurs, informatique, data, cybersécurité
Physique-chimieMécanique, électricité, chimie, démarche expérimentaleÉcoles d’ingénieurs, prépas scientifiques, santé, STAPS
Sciences de la vie et de la Terre (SVT)Génétique, géologie, physiologie, démarche scientifiqueSanté, vétérinaire, STAPS, environnement, biologie
Sciences de l’ingénieur (SI)Mécanique, systèmes embarqués, modélisation, projet techniqueÉcoles d’ingénieurs, BUT industriels, prépas scientifiques
Sciences économiques et sociales (SES)Économie, sociologie, science politique, analyse de donnéesCommerce, droit, sciences politiques, communication
Éducation physique, pratiques et culture sportives (EPPCS)Pratique sportive, sciences du sport, projet d’entraînementSTAPS, métiers du sport, santé

Le cadre est fixe : trois spécialités en Première à 4 heures par semaine, puis deux conservées en Terminale à 6 heures. Chaque spécialité conservée est évaluée au bac avec un coefficient 16, lors des épreuves écrites de juin, organisées du 16 au 18 juin pour la session 2026. La spécialité abandonnée en fin de Première compte coefficient 8, au titre du contrôle continu. Elle pèse donc moitié moins qu’une spécialité conservée, sans disparaître du dossier.

Deux règles concernent aussi les mathématiques. Depuis la rentrée 2023, les élèves de Première générale qui ne suivent pas la spécialité ont 1 h 30 de mathématiques par semaine dans l’enseignement scientifique. Et depuis juin 2026, tous les élèves de Première générale et technologique passent une épreuve anticipée de mathématiques : un écrit de deux heures, sans calculatrice, de coefficient 2, qui compte pour le bac 2027.

Quelles spécialités pour quelles études ? Le tableau des combinaisons

Les données de Parcoursup publiées par le ministère de l’Enseignement supérieur donnent, pour chaque filière, la part des candidats qui ont reçu au moins une proposition d’admission selon leur doublette de spécialités. En 2024, pour les écoles de commerce post-bac, ce taux atteint 77,8 % avec maths et HGGSP, contre 75,5 % avec maths et SES et 70 % avec maths et LLCER. Pour les écoles d’ingénieurs, maths et physique-chimie culmine à 72,1 %.

Combinaisons de spécialités par filière visée : taux de proposition sur Parcoursup en 2024 pour les bacheliers généraux.
Filière visée Combinaisons à privilégier Taux de proposition en 2024 À éviter
Écoles de commerce post-bacMaths et HGGSP ; maths et SES ; maths et LLCER77,8 % (maths et HGGSP), 75,5 % (maths et SES, doublette la plus demandée avec 8 589 candidats), 70 % (maths et LLCER) ; 67 % toutes doublettes confonduesPhysique-chimie et SVT (52,5 %)
Écoles d’ingénieurs post-bacMaths et physique-chimie ; maths et NSI ; maths et SI72,1 % (maths et physique-chimie), 67,1 % (maths et NSI), 62,3 % (maths et SI), 56,7 % (maths et SVT)Maths et SES (40,1 %), physique-chimie et SVT (46 %)
Prépas scientifiquesMaths et physique-chimie ; maths et SI ; physique-chimie et SVT pour la filière biologie76,4 % (maths et physique-chimie), 69,6 % (maths et SI), 62,6 % (physique-chimie et SVT)Maths et SES (15,3 %)
PASS et études de santéMaths et physique-chimie ; physique-chimie et SVT71,5 % (maths et physique-chimie), 67,2 % (physique-chimie et SVT, doublette la plus fréquente avec 24 434 candidats) ; 60,7 % pour l’ensemble des 62 169 candidats en PASSHGGSP et SES (20,9 %), maths et SES (33,9 %)
Sciences Po et instituts d’études politiquesHGGSP et maths ; HGGSP et HLP ; HGGSP et SES20,3 % (HGGSP et maths), 15,6 % (HGGSP et HLP), 13,3 % (HGGSP et SES, la plus demandée avec 8 013 candidats), dans une filière très sélectiveDoublettes sans HGGSP ni SES
DroitHGGSP et SES ; HGGSP et HLP ; SES et mathsFormations peu sélectives à l’entrée : les attendus valorisent l’expression écrite et l’argumentationDoublettes sans matière d’écriture
Communication et journalismeHLP et HGGSP ; HLP et LLCER ; HGGSP et LLCERProfils littéraires et de langues valorisés, sans statistique nationale par doubletteDoublettes sans expression écrite ni langue
Design et arts appliquésArts et HLP ; arts et LLCER ; arts et NSILe dossier artistique et la pratique sont déterminantsDoublettes sans pratique artistique
STAPSSVT et maths ; SVT et SES ; EPPCS, encore rare64,4 % (SVT et maths), 64,7 % (SVT et SES), 58,8 % (maths et physique-chimie) ; 58,4 % pour l’ensemble des 50 382 candidatsHGGSP et SES (46,7 %)
Informatique et dataMaths et NSI ; maths et physique-chimie67,1 % (maths et NSI) et 72,1 % (maths et physique-chimie) en écoles d’ingénieursDoublettes sans mathématiques

Taux de proposition : part des bacheliers généraux ayant confirmé au moins un vœu dans la filière qui ont reçu au moins une proposition d’admission, session 2024, d’après l’open data du ministère de l’Enseignement supérieur. Il ne s’agit ni du taux d’accès officiel des formations, ni d’un taux d’admission. Les chiffres de 2025, publiés selon une nouvelle nomenclature, ne sont pas directement comparables.

Deux enseignements ressortent de ce tableau. D’abord, les mathématiques servent de pivot à la plupart des filières sélectives : parmi les doublettes qui comptent plus de 1 000 candidats en école d’ingénieurs, les quatre meilleurs taux associent toutes les maths, et les trois meilleures combinaisons des écoles de commerce post-bac les contiennent aussi. Ensuite, une doublette scientifique sans mathématiques, comme physique-chimie et SVT, reste efficace en santé (67,2 % en PASS), mais plafonne à 46 % en école d’ingénieurs et 52,5 % en école de commerce. Choisir les maths ouvre ainsi davantage de portes que les autres spécialités.

Le classement Journal des Écoles des combinaisons de spécialités

Ce classement ordonne six combinaisons courantes selon l’appréciation de la rédaction, d’après le nombre de filières qu’elles laissent ouvertes et leurs chances d’admission. Le tableau donne, pour chacune, le taux de proposition 2024 dans trois filières très demandées.

Le Journal des Écoles ne résume pas ces données en un indice chiffré : aucune statistique publique ne relie une doublette de lycée au salaire des diplômés plusieurs années plus tard, et une note composite afficherait une précision que les données ne permettent pas.

Classement 2026 du Journal des Écoles de six combinaisons de spécialités : rang, combinaison et taux de proposition Parcoursup 2024 en école de commerce, en école d’ingénieurs et en PASS.
Rang Combinaison École de commerce École d’ingénieurs PASS
1Maths et physique-chimie62,9 %72,1 %71,5 %
2Maths et NSI60,6 %67,1 %32,4 %
3Maths et HGGSP77,8 %41,9 %42,4 %
4Maths et SES75,5 %40,1 %33,9 %
5Physique-chimie et SVT52,5 %46,0 %67,2 %
6HGGSP et SES68,1 %22,2 %20,9 %

Taux de proposition Parcoursup 2024 des bacheliers généraux, d’après l’open data du ministère de l’Enseignement supérieur. Certaines doublettes comptent peu de candidats dans une filière : 167 pour maths et HGGSP en école d’ingénieurs, 176 pour HGGSP et SES.

Maths et physique-chimie arrive en tête parce qu’elle garde de bonnes chances dans les trois filières, y compris en école de commerce. Maths et HGGSP ou maths et SES offrent les meilleurs taux en école de commerce, mais ferment largement les écoles d’ingénieurs et la santé. HGGSP et SES, deuxième doublette du pays, reste solide pour le commerce et les sciences politiques, au prix de chances faibles dans les filières scientifiques.

La méthode en 5 étapes pour choisir sans se tromper

1. Partir des attendus Parcoursup des formations visées

La première étape consiste à repérer trois à cinq formations cibles et à lire leurs attendus sur Parcoursup, qui indiquent les spécialités recommandées. Pour une école d’ingénieurs, maths et physique-chimie obtient 72,1 % de propositions et maths et NSI 67,1 %, quand maths et SES tombe à 40,1 %. Construire son choix à partir de ces attendus, plutôt que de goûts supposés, évite l’erreur la plus fréquente. Le guide complet de Parcoursup explique comment lire ces attendus formation par formation.

2. Tester les spécialités en Première avant de trancher

La Première sert précisément à cela : trois spécialités suivies à 4 heures par semaine, dont deux seulement seront conservées. Les deux premiers trimestres permettent d’évaluer la charge de travail, le rythme et l’intérêt de chaque matière. Un élève qui découvre la NSI en Première peut constater qu’il préfère l’algorithmique à la physique-chimie. Le choix définitif se prend en fin de Première, avec les notes et l’expérience de l’année.

3. Vérifier l’offre du lycée

Tous les lycées ne proposent pas toutes les spécialités, et certains limitent les combinaisons possibles. Avant de bâtir un projet, consultez la carte des spécialités de l’établissement. L’outil Horizons21 de l’Onisep permet de visualiser les combinaisons et les formations auxquelles elles mènent. Une spécialité absente de son lycée suppose de changer d’établissement ou de la suivre à distance, au Cned.

4. Construire un choix cohérent, plutôt que par élimination

Choisir ses spécialités en écartant les matières où l’on a de moins bonnes notes produit des profils sans cohérence. Les données de Parcoursup montrent que les doublettes alignées sur la filière visée obtiennent les meilleurs taux : maths et HGGSP en école de commerce, maths et physique-chimie en école d’ingénieurs. À l’inverse, physique-chimie et SVT pour un projet commercial plafonne à 52,5 %. Le choix gagne à se construire autour d’un projet.

5. Garder une porte scientifique ouverte

Les mathématiques sont suivies par 66 % des élèves de Première générale à la rentrée 2025, mais par 44,8 % des élèves de Terminale. Les conserver, même sans projet scientifique affirmé, maintient l’accès aux écoles d’ingénieurs, aux prépas, à l’informatique, à la data et à une partie des études de santé. Les abandonner en fin de Première ferme ces portes de façon presque définitive. Horizons21 et les attendus de Parcoursup permettent de mesurer ce qu’un abandon coûte en options.

Les 5 erreurs qui ferment des portes

1. Abandonner les mathématiques trop tôt

Les maths figurent dans les trois combinaisons les mieux placées en école de commerce (77,8 %, 75,5 % et 70 %) et dans les meilleures doublettes en école d’ingénieurs. Les abandonner en fin de Première réduit fortement l’accès aux filières sélectives, scientifiques comme économiques. C’est l’erreur la plus coûteuse.

2. Choisir par facilité ou par réputation

Une spécialité réputée facile attire, mais elle ne compte que coefficient 8 si elle est abandonnée, contre 16 pour une spécialité conservée. Choisir une matière pour sa réputation, sans lien avec le projet, donne un dossier peu cohérent avec les attendus de Parcoursup.

3. Ignorer les contraintes de son lycée

Tous les lycées n’enseignent pas les 13 spécialités, et certains imposent des combinaisons. Découvrir cette contrainte en fin de Seconde oblige à reconstruire son projet dans l’urgence.

4. Se fier uniquement aux notes de Seconde

Les notes de Seconde portent sur des matières et des volumes horaires différents de ceux de Première. Une bonne moyenne en Seconde ne garantit pas la réussite dans une spécialité à 4 puis 6 heures par semaine : c’est en Première que l’élève le découvre.

5. Oublier les attendus de Parcoursup

Les attendus indiquent les spécialités recommandées par formation. Les ignorer revient à postuler à l’aveugle : en école d’ingénieurs, maths et SES ne donne une proposition qu’à 40 % des candidats, et HGGSP et SES à 22 %. Lire les attendus avant de choisir reste la base.

Spécialités et Parcoursup : ce que regardent les formations

Les formations sélectives ne regardent pas seulement la moyenne générale. Elles accordent plus de poids aux notes obtenues dans les spécialités liées à leur domaine : les mathématiques, la physique-chimie ou la NSI pour une école d’ingénieurs, les mathématiques, les SES ou l’HGGSP pour une école de commerce.

  • Les attendus de Parcoursup indiquent les spécialités recommandées : ils constituent la grille de lecture officielle du dossier.

  • Les doublettes alignées sur la filière obtiennent de meilleurs taux : 72,1 % avec maths et physique-chimie en école d’ingénieurs, 77,8 % avec maths et HGGSP en école de commerce.

  • Les notes dans les spécialités liées à la formation pèsent davantage que la moyenne globale.

  • Le calendrier impose d’anticiper : les spécialités se choisissent en fin de Seconde, alors que les vœux Parcoursup se formulent en Terminale.

  • Les études de santé illustrent l’effet de la doublette : en 2024, 71,5 % des candidats en PASS avec maths et physique-chimie ont reçu une proposition, contre 20,9 % avec HGGSP et SES. Les candidats issus de physique-chimie et SVT représentent la moitié des inscrits en PASS.

La conséquence est directe : le dossier Parcoursup se construit dès le choix des spécialités. Un élève qui découvre les attendus en Terminale ne peut plus ajuster sa doublette. Pour comparer deux voies proches, notre guide licence ou bachelor présente aussi les modes de sélection et les attendus de chaque formation.

Verdict éditorial

L’erreur la plus coûteuse dans le choix des spécialités consiste à abandonner les mathématiques trop tôt. Les données de Parcoursup sont nettes : les maths figurent dans les trois combinaisons les mieux placées en école de commerce et dans les meilleures doublettes en école d’ingénieurs. Les abandonner en fin de Première réduit l’accès à la plupart des filières sélectives, scientifiques comme économiques.

Le reste de l’arbitrage, entre SES, HGGSP, HLP ou LLCER, compte moins que la cohérence avec les études visées : maths et physique-chimie pour les écoles d’ingénieurs, maths et HGGSP ou maths et SES pour le commerce, physique-chimie et SVT ou maths et physique-chimie pour la santé. La méthode la plus sûre consiste à lire les attendus de Parcoursup avant de choisir ses spécialités.

Verdict signé Lucas Lecoq-Pellizzon, co-fondateur et directeur éditorial du Journal des Écoles.

Questions fréquentes

Combien de spécialités faut-il choisir au lycée ?

En voie générale, l’élève choisit 3 spécialités en Première, à 4 heures par semaine chacune, soit 12 heures. En Terminale, il en conserve 2, à 6 heures chacune, soit toujours 12 heures. Chaque spécialité conservée compte coefficient 16 au bac, et la spécialité abandonnée en fin de Première coefficient 8, au titre du contrôle continu.

Quelles spécialités choisir pour une école de commerce ?

Sur Parcoursup en 2024, les meilleurs taux de proposition en école de commerce post-bac concernent maths et HGGSP (77,8 %), maths et SES (75,5 %, la doublette la plus demandée avec 8 589 candidats) et maths et LLCER (70 %). HGGSP et SES atteint 68,1 %, et physique-chimie et SVT 52,5 %. Les mathématiques restent le principal levier, y compris en école de commerce.

Quelles spécialités pour une école d’ingénieurs ?

En 2024, maths et physique-chimie obtient 72,1 % de propositions en école d’ingénieurs post-bac, maths et NSI 67,1 %, maths et SI 62,3 % et maths et SVT 56,7 %. Maths et SES tombe à 40,1 %, et physique-chimie et SVT, sans maths, à 46 %. Les mathématiques structurent l’accès aux écoles d’ingénieurs.

Peut-on changer de spécialité en Terminale ?

Le passage en Terminale consiste à abandonner l’une des trois spécialités de Première et à conserver les deux autres : c’est un ajustement prévu. La spécialité abandonnée compte coefficient 8 au contrôle continu, chacune des deux autres coefficient 16 à l’épreuve terminale. Changer complètement de doublette reste exceptionnel et dépend de l’accord du lycée et des places disponibles.

Quelles spécialités pour des études de santé (PASS, LAS) ?

Physique-chimie et SVT est la doublette la plus représentée en PASS, avec 24 434 candidats en 2024, devant maths et physique-chimie (21 192) et maths et SVT (8 128). Le taux de proposition atteint 71,5 % avec maths et physique-chimie et 67,2 % avec physique-chimie et SVT, contre 20,9 % avec HGGSP et SES. Les licences avec option accès santé (LAS) accueillent des profils plus variés.

Quelles spécialités choisir pour le droit ou la communication ?

Pour le droit et les sciences politiques, HGGSP, SES, HLP et LLCER correspondent le mieux aux attendus : elles travaillent l’argumentation, l’écrit et la culture politique. À Sciences Po et dans les IEP, très sélectifs, HGGSP et maths obtient le meilleur taux de proposition en 2024 (20,3 %). Pour la communication et le journalisme, HLP, HGGSP et LLCER sont les plus recommandées.

Pour aller plus loin

Sources

Méthodologie : les chiffres proviennent des sources ci-dessus, consultées en octobre 2026. Les taux de proposition par doublette sont calculés par la rédaction à partir de l’open data de Parcoursup, session 2024.

Portrait de Lucas Lecoq-Pellizzon
Co-Fondateur & Directeur éditorial

Co-fondateur du Journal des Écoles et de Triaina. Diplômé de l’EMLV, il a piloté le concours SESAME pour son école pendant cinq ans. Il signe les indices ROI de la rédaction et les classements par spécialisation.