En bref
Huit ans après le bac pour devenir expert-comptable dans le parcours classique : trois ans de DCG, deux ans de DSCG, trois ans de stage, puis le diplôme d’expertise comptable (DEC). Le stage peut être réduit d’un an pour un candidat qui justifie de trois ans d’expérience professionnelle.
Deux diplômes sélectifs : en 2025, 43 % des candidats au DCG en mesure d’être diplômés l’ont obtenu (4 480 diplômés), et 37,57 % au DSCG (2 825 diplômés). L’UE3 du DSCG, consacrée au management et au contrôle de gestion, n’a été réussie que par 17,28 % des présents.
22 685 experts-comptables exercent dans 21 288 sociétés d’expertise comptable, selon le Conseil supérieur de l’ordre, et la profession emploie près de 190 000 collaborateurs.
Le salaire minimum d’un expert-comptable salarié est de 47 801 € brut par an depuis le 1er mars 2026, selon la convention collective des cabinets. Le marché se situe entre 50 000 et 90 000 € selon Hays, Michael Page et Fed Finance.
La voie la moins chère est aussi la plus solide : l’alternance en DCG et en DSCG ne coûte presque rien et apporte une expérience en cabinet. Notre classement des huit voies vers le métier figure plus bas.
Une réforme à anticiper : les nouveaux programmes du DCG et du DSCG s’appliquent à partir de la session 2027. La session 2026 suit encore l’ancien référentiel.
Un parcours long qu’il vaut mieux préparer
Le titre d’expert-comptable est protégé par la loi : nul ne peut le porter ni exercer la profession sans être inscrit au tableau de l’Ordre, et l’usage abusif du titre constitue un délit. L’inscription passe presque toujours par le DEC, un diplôme d’État. Seules deux voies d’exception, présentées plus bas, permettent de s’en passer ou de l’obtenir par l’expérience. Cette protection explique la stabilité des rémunérations comme la longueur du parcours.
Elle invite aussi à choisir sa formation avec soin. Une école privée facture plusieurs milliers d’euros par an pour préparer des diplômes d’État que le lycée public et l’université préparent presque gratuitement, et aucune ne peut garantir la réussite à l’examen. Les chiffres de ce guide viennent de l’Ordre des experts-comptables, des rapports des jurys nationaux, de Légifrance et de France Compétences.
Le parcours en un coup d’œil : huit ans après le bac
| Années | Âge type | Étape | Diplôme ou statut |
|---|---|---|---|
| 1 à 3 | 18 à 21 ans | DCG, 13 unités d’enseignement | Grade de licence, RNCP 41843 |
| 4 et 5 | 21 à 23 ans | DSCG, 7 unités d’enseignement | Grade de master, RNCP 41855 |
| 6 à 8 | 23 à 26 ans | Stage de trois ans en cabinet | Expert-comptable stagiaire |
| 8 | 26 ans | DEC | Diplôme d’expertise comptable, RNCP 41385, niveau 7 (bac+8) |
Trois points de calendrier sont à retenir. Le DEC se présente deux fois par an, en mai et en novembre. Le stage peut commencer dès que quatre des sept épreuves du DSCG sont validées ; si le DSCG n’est pas obtenu au bout de deux ans, le stage est suspendu. Enfin, le conseil régional de l’Ordre peut réduire le stage d’un an pour un candidat titulaire du DSCG qui justifie d’au moins trois ans d’expérience professionnelle dans les domaines juridique, comptable, économique ou de gestion ; les périodes de stage et d’alternance ne comptent pas dans cette expérience.
Le DCG et le DSCG sont des diplômes d’État : une école prépare à ces diplômes, elle ne les délivre pas. C’est le premier point à contrôler dans un contrat de formation.
Étape 1 : le DCG, premier filtre du parcours
Le diplôme de comptabilité et de gestion (DCG) confère le grade de licence. Il compte 180 crédits ECTS et treize unités d’enseignement (UE), avec des dispenses possibles selon le parcours antérieur.
43 % de réussite en 2025, contre 36 % en 2024, selon le rapport du jury national. Ce taux rapporte les 4 480 diplômés aux seuls candidats en mesure d’obtenir le diplôme à cette session. Au total, 24 956 candidats étaient inscrits à au moins une UE.
Des écarts considérables entre les UE : 32,8 % des présents ont obtenu la moyenne à l’UE10, consacrée à la comptabilité approfondie, contre 83,3 % à l’UE14, l’épreuve de langue. Les UE les plus difficiles déterminent la durée réelle du diplôme.
Une durée souvent supérieure à trois ans : le DCG se valide UE par UE, et les notes acquises se conservent, si bien que beaucoup de candidats étalent les épreuves sur une année supplémentaire.
Le coût : le DCG préparé en lycée public ne comporte pas de frais de scolarité. Les écoles privées facturent plusieurs milliers d’euros par an, et l’alternance supprime ces frais pour l’étudiant. L’inscription à l’examen coûte 22 € par UE, sauf pour les boursiers.
L’admission passe par Parcoursup : en 2025, 96 formations y proposaient 3 732 places de DCG, pour 84 340 vœux. Notre guide complet de Parcoursup détaille les attendus et le calendrier.
La ville compte aussi : les cabinets se concentrent dans les grandes métropoles, et un DCG suivi à Lyon ou à Paris facilite la recherche d’un stage sans déménager en fin de cursus. Notre classement des meilleures villes étudiantes compare le coût de la vie.
Étape 2 : le DSCG, l’étape la plus sélective
Le diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG) confère le grade de master. Il compte 120 crédits ECTS et sept unités d’enseignement, et se prépare en deux ans après le DCG, à l’université, en école ou en alternance.
37,57 % de réussite en 2025, contre 46,90 % en 2024, selon le rapport du jury national : 2 825 diplômés, sur 7 498 candidats en mesure d’obtenir le diplôme. Au total, 17 281 candidats étaient inscrits à au moins une épreuve.
L’UE3, management et contrôle de gestion : 17,28 % de réussite, contre 50,14 % en 2024. Seuls 653 des 3 779 présents ont obtenu la moyenne.
L’UE1, gestion juridique, fiscale et sociale : 18,92 % de réussite, et 30 % des présents y ont obtenu une note éliminatoire, inférieure à 6 sur 20. L’UE5, consacrée au management des systèmes d’information, atteint 38,87 %.
Les notes éliminatoires : selon les UE, de 16,1 à 19,8 % des notes sont inférieures à 6 sur 20, ce qui interdit la compensation avec les autres épreuves.
En pratique, le DSCG demande une préparation sérieuse des UE1 et UE3. Un candidat prudent prévoit dans son budget de repasser au moins une UE, ou choisit l’alternance en cabinet, qui finance la préparation et apporte une expérience utile pour la suite.
Les compétences du DSCG en systèmes d’information et en contrôle de gestion ouvrent aussi des débouchés hors des cabinets, par exemple vers les métiers de la donnée : voir devenir data analyst.
Étape 3 : le stage de trois ans en cabinet
Le stage d’expertise comptable dure trois ans. Le stagiaire est un salarié de droit commun, avec un contrat de travail, et il est inscrit au tableau de l’Ordre en qualité d’expert-comptable stagiaire, sans être membre de l’Ordre.
La durée : trois ans, réductibles d’une année sur décision du conseil régional de l’Ordre pour un candidat titulaire du DSCG qui justifie de trois ans d’expérience professionnelle.
L’entrée possible avec quatre UE du DSCG sur sept, sans qu’aucune UE particulière ne soit imposée. Si le DSCG n’est pas obtenu au bout de deux ans, le stage est suspendu pour trois ans au plus, et la période déjà accomplie n’est pas validée si le diplôme n’est toujours pas obtenu.
Quatre rapports semestriels, à remettre en deuxième et en troisième années de stage, dont l’un porte sur le projet de plan du mémoire. Le conseil régional délivre ensuite l’attestation de fin de stage, indispensable pour s’inscrire au DEC.
La rémunération : le stagiaire perçoit un salaire, fixé par son contrat dans le respect de la convention collective des cabinets. Il est le plus souvent classé au coefficient 330, dont le minimum atteint 34 828 € brut par an en 2026.
Le stage décide souvent de la suite de la carrière, puisque beaucoup de cabinets recrutent leurs collaborateurs parmi les stagiaires qu’ils ont formés. Le choix du cabinet compte donc autant que celui de l’école. Notre comparatif alternance ou stage aide à arbitrer entre les deux formules pendant les études.
Étape 4 : le diplôme d’expertise comptable
Le diplôme d’expertise comptable (DEC) est un diplôme d’État de niveau 7, souvent présenté comme un bac+8, enregistré au RNCP sous le numéro 41385. Il comporte deux épreuves écrites, l’une de réglementation professionnelle et de déontologie, l’autre de révision légale et contractuelle des comptes, et la soutenance d’un mémoire.
Deux sessions par an, en mai et en novembre. En mai 2026, 69,17 % des candidats en mesure d’être diplômés ont obtenu le DEC, contre 56,86 % en novembre 2025.
Les conditions d’inscription : l’attestation de fin de stage, ou le certificat d’aptitude aux fonctions de commissaire aux comptes (CAFCAC) obtenu après le 1er juillet 2013. Le DEC doit être obtenu dans les six ans qui suivent l’attestation de fin de stage, sous peine de la voir devenir caduque.
Aucun titre privé ne remplace le DEC. Un MSc en audit ou un diplôme d’école de commerce peut dispenser de certaines UE du DSCG, mais jamais du DEC lui-même.
Le mémoire : c’est l’épreuve qui pèse le plus, avec un coefficient 4 et une note éliminatoire en dessous de 10. À partir de la session de printemps 2027, son sujet devra avoir été agréé avant l’inscription.
Le DEC s’obtient donc à 26 ans dans le meilleur des cas, et souvent plus tard. Les écoles qui promettent un parcours accéléré peuvent raccourcir les années de préparation, jamais le stage ni le DEC.
Les voies parallèles : VAE, CAFCAC et inscription sur dossier
Trois dispositifs permettent d’accéder à la profession sans suivre tout le cursus linéaire. Ils restent peu utilisés, faute d’être bien connus.
La validation des acquis de l’expérience (VAE) : elle permet d’obtenir le DEC, ou tout ou partie du DCG et du DSCG, sur dossier et après un entretien avec le jury. Les textes propres à ces diplômes prévoient au moins un an d’activité en rapport avec le diplôme visé. La fiche de service-public.fr présente les conditions d’accès à la profession.
Le CAFCAC : obtenu après le 1er juillet 2013, il dispense de l’attestation de stage pour s’inscrire au DEC. Cette voie concerne les profils déjà orientés vers l’audit légal.
L’inscription au tableau sans diplôme : l’article 7 bis de l’ordonnance du 19 septembre 1945, précisé par l’article 84 du décret du 30 mars 2012, ouvre l’inscription aux professionnels de 40 ans révolus qui justifient de quinze ans d’activité dans l’organisation ou la révision de comptabilités, dont cinq ans de responsabilités importantes. Le dossier est examiné par une commission régionale. Cette voie donne accès au tableau sans passer ni le DCG, ni le DSCG, ni le DEC, et sans attribuer le diplôme.
Pour un salarié de plus de 30 ans déjà en poste, la combinaison la plus réaliste reste souvent le DSCG en candidat libre, puis le stage en cabinet, en mobilisant le compte personnel de formation pour les UE les plus difficiles. Voir reprendre ses études après 30 ans et notre guide du CPF pour financer une formation. Les profils attirés par la donnée et l’audit des algorithmes trouveront des passerelles vers les métiers de l’intelligence artificielle, qui ne dispensent toutefois d’aucune épreuve du DEC.
Combien gagne un expert-comptable en 2026
La rémunération d’un expert-comptable salarié se lit à deux niveaux : le minimum fixé par la convention collective et les salaires observés sur le marché.
Le minimum conventionnel : 47 801 € brut par an pour un expert-comptable salarié, à l’indice 40 de la convention collective des cabinets d’experts-comptables et de commissaires aux comptes, selon l’accord du 5 décembre 2025 entré en vigueur le 1er mars 2026. C’est un plancher.
Le marché : de 50 000 à 90 000 € brut par an pour un expert-comptable salarié, selon les études 2026 de Hays et de Michael Page et celle de Fed Finance, relayées par Compta Online.
Selon l’ancienneté : Hays situe l’expert-comptable salarié entre 44 000 et 68 000 € avec moins de sept ans d’expérience, et entre 53 000 et 90 000 € au-delà, selon les régions hors Île-de-France.
Le chef de mission comptable : Michael Page indique de 42 000 à 45 000 € pour moins de deux ans d’expérience, puis de 45 000 à 55 000 € et de 55 000 à 65 000 €. Robert Walters annonce de 48 000 à 55 000 € pour moins de trois ans d’expérience.
L’expert-comptable associé : aucune grille ne s’applique. Sa rémunération dépend des résultats du cabinet et de sa part au capital.
Ces montants concernent l’expert-comptable diplômé. Les postes de comptable ou d’assistant comptable, souvent confondus avec lui, se situent nettement plus bas. Pour comparer avec d’autres filières, notre analyse des salaires de sortie des grandes écoles donne les salaires d’embauche des écoles de commerce et d’ingénieurs.
Le classement Journal des Écoles : les 8 voies vers le métier d’expert-comptable
Ce classement est établi par la rédaction. Il place en tête les voies qui coûtent le moins à l’étudiant et qui apportent une expérience utile en cabinet, puis celles qui ne concernent que des profils déjà expérimentés, et enfin les voies les plus longues ou les plus coûteuses.
Nous ne publions pas d’indice chiffré. Aucune source ne mesure le taux de réussite au DCG ou au DSCG selon la voie de préparation : les jurys nationaux ne publient que les profils déclarés des inscrits, et indiquent seulement que les candidats libres réussissent en moyenne moins bien. Un indice fondé sur des taux de réussite par voie reposerait donc sur des hypothèses.
| Rang | Voie | Coût | Durée | Risque principal |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Alternance en DCG puis en DSCG | Frais d’examen seulement | 8 ans après le bac | Le rythme de travail pendant la préparation des UE1 et UE3 |
| 2 | Inscription au tableau sans diplôme (article 7 bis) | Dossier devant une commission | Dès 40 ans, après 15 ans d’activité | Des conditions d’éligibilité très étroites |
| 3 | CAFCAC, puis DEC | Préparation au CAFCAC | Variable | Une voie réservée aux profils de l’audit |
| 4 | DCG en lycée public, DSCG à l’université | Environ 1 000 € de droits et d’examens | 8 ans après le bac | Un encadrement moins individualisé, l’UE3 du DSCG |
| 5 | Master CCA, puis fin du DSCG en candidat libre | 255 € par an de droits, plus la CVEC | 8 ans après le bac | Deux programmes à mener de front |
| 6 | BTS CG, puis DCG en 2 ans, puis DSCG | Gratuit en lycée public | 9 à 10 ans après le bac | Les UE du DCG non dispensées concentrées sur deux ans |
| 7 | VAE du DEC | Accompagnement facultatif et payant | Selon le dossier | Une validation souvent partielle |
| 8 | École privée en DCG et en DSCG, hors alternance | Plusieurs milliers d’euros par an | 8 ans après le bac | Un coût élevé, sans garantie de réussite aux diplômes d’État |
Coûts : droits universitaires 2026-2027 (255 € par an en master, 105 € de CVEC), frais d’inscription aux examens (22 € par UE du DCG, 50 € par épreuve du DEC). Le DCG en lycée public ne comporte pas de frais de scolarité.
Trois lectures de ce classement.
L’école privée, huitième, reste une option coûteuse. Elle prépare aux mêmes diplômes d’État que le lycée public et l’université, pour plusieurs milliers d’euros par an, sans pouvoir garantir la réussite à l’examen.
L’alternance l’emporte sur presque tous les critères : un coût quasi nul pour l’étudiant, une expérience en cabinet et un réseau d’employeurs. C’est la voie que nous recommandons à un bachelier prêt à travailler en entreprise dès 18 ans.
Les deuxième et troisième voies ne concernent qu’une minorité. Elles s’adressent à des profils déjà expérimentés, et rappellent qu’un salarié de 40 ans n’a pas toujours besoin de repartir en DCG.
Pour situer ces formations parmi les écoles de gestion, consultez notre classement des meilleures écoles de commerce et notre analyse de l’insertion après une école de commerce.
Le BTS CG : une première marche à bien évaluer
Le BTS comptabilité et gestion est souvent présenté comme la première marche du parcours. Il l’est, à deux conditions.
D’abord, le BTS CG dispense de six des treize UE du DCG : les fondamentaux du droit, l’économie contemporaine, les systèmes d’information de gestion, la comptabilité, l’anglais des affaires et la communication professionnelle. Les sept autres restent à valider, dont l’UE10 de comptabilité approfondie, qu’un tiers seulement des présents réussit.
Ensuite, le BTS CG ne mène pas, à lui seul, au titre d’expert-comptable, protégé par l’ordonnance du 19 septembre 1945. Un comptable expérimenté ne peut pas porter ce titre sans être inscrit au tableau de l’Ordre, sous peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.
Le coût du BTS CG se mesure surtout en temps : deux ans de BTS, deux ans de DCG, deux ans de DSCG et trois ans de stage, soit neuf ans au mieux. C’est pourquoi notre classement le place au sixième rang. Un bachelier qui vise le DEC dès 18 ans gagne une année en entrant directement en DCG.
Un étudiant qui échoue au DCG peut se réorienter sans quitter les métiers qualifiés. Les formations de santé recensées dans notre classement des écoles de santé hors médecine offrent par exemple une grande sécurité d’emploi, et les métiers qui recrutent le plus en 2027 sont détaillés dans notre analyse sectorielle.
Verdict de la rédaction
Le parcours pour devenir expert-comptable est long, et surtout exigeant. Il compte deux diplômes d’État dont le taux de réussite reste sous la barre des 45 %, si bien que le principal risque est de s’arrêter en route, avec un DCG en poche et, en école privée, plusieurs milliers d’euros de frais engagés.
Trois recommandations, dans cet ordre :
Choisir l’alternance dès le DCG. C’est la voie qui rend le parcours presque gratuit, apporte une expérience en cabinet et assure un salaire pendant les cinq années de diplômes.
Prévoir de repasser au moins une UE du DSCG, en particulier l’UE3. Avec 17,28 % de réussite en 2025, cette épreuve demande une préparation de plusieurs mois, comme un concours.
Distinguer la notoriété d’une école et la reconnaissance du diplôme. Le DCG, le DSCG et le DEC sont des diplômes d’État : une école qui annonce un « diplôme d’expert-comptable » sans préparer au DEC vend un titre d’école.
Avec 22 685 experts-comptables pour 21 288 sociétés, la profession reste peu nombreuse, ce qui protège les salaires et permet aussi aux écoles de facturer cher leur préparation. La voie la plus sûre consiste à limiter le coût d’entrée et à valider le plus d’UE possible tout en travaillant en cabinet.
Verdict signé Charlotte Montant, rédactrice en chef du Journal des Écoles.
Questions fréquentes
Combien d’années faut-il pour devenir expert-comptable ?
Huit ans après le bac dans le parcours classique : trois ans de DCG, deux ans de DSCG et trois ans de stage, puis le DEC. Le stage peut être réduit d’un an pour un candidat titulaire du DSCG qui justifie de trois ans d’expérience professionnelle. Comme le DCG et le DSCG se valident UE par UE, beaucoup de candidats mettent plus de huit ans.
Peut-on devenir expert-comptable sans le DCG ?
Oui, par deux voies. L’article 7 bis de l’ordonnance de 1945 permet aux professionnels de 40 ans et plus, qui justifient de quinze ans d’activité comptable dont cinq ans de responsabilités importantes, de s’inscrire au tableau de l’Ordre sur dossier, sans passer le DEC. La VAE permet aussi d’obtenir directement le DEC à partir de l’expérience professionnelle.
Quel est le salaire expert comptable débutant en 2026 ?
Le minimum conventionnel d’un expert-comptable salarié est de 47 801 € brut par an depuis le 1er mars 2026. Hays situe le salaire entre 44 000 et 68 000 € pour moins de sept ans d’expérience, hors Île-de-France. Un chef de mission comptable débutant gagne de 42 000 à 45 000 € selon Michael Page.
Le stage expertise comptable de 3 ans est-il rémunéré ?
Oui. L’expert-comptable stagiaire est un salarié de droit commun, avec un contrat de travail ; le statut d’alternant est exclu. Son salaire suit la convention collective des cabinets : il est le plus souvent classé au coefficient 330, dont le minimum atteint 34 828 € brut par an en 2026.
Peut-on commencer le stage avec seulement 4 UE du DSCG ?
Oui. Le stage est ouvert dès que quatre des sept épreuves du DSCG sont validées, quelles qu’elles soient. Si le DSCG n’est pas obtenu au bout de deux ans de stage, celui-ci est suspendu pour trois ans au plus, et la période accomplie n’est pas validée si le diplôme n’est toujours pas obtenu.
La réforme DCG/DSCG change-t-elle le parcours pour devenir expert-comptable ?
Elle s’applique à partir de la session 2027, en vertu de l’arrêté du 4 août 2025 ; la session 2026 suit encore les anciens programmes. La réforme modifie les programmes et les règles de conservation des notes, mais garde treize UE au DCG, sept au DSCG et un stage de trois ans. Le DEC change aussi : à partir du printemps 2027, le sujet du mémoire devra être agréé avant l’inscription.
Méthodologie et sources
Les taux de réussite sont ceux des rapports des jurys nationaux de la session 2025 du DCG et du DSCG ; ils rapportent le nombre de diplômés aux candidats en mesure d’obtenir le diplôme, et les taux par UE aux présents. Les règles du stage viennent du décret du 30 mars 2012 et du règlement intérieur de l’Ordre. Les salaires viennent de la convention collective et des études de marché relayées par Compta Online.
- Le cursus DCG, DSCG, DEC - Ordre des experts-comptables
- Décret n° 2012-432 du 30 mars 2012 relatif à l’exercice de l’activité d’expertise comptable - Légifrance
- Expert-comptable : conditions d’accès et d’exercice en France - service-public.fr
- Rapport du jury national du DSCG, session 2025 - ministère de l’Enseignement supérieur
- Les statistiques du DCG depuis 2008 - Compta Online, d’après le rapport du jury 2025
- Les statistiques du DEC depuis 2001 - Compta Online
- Les chiffres de l’expertise comptable en France - Compta Online, d’après le Conseil supérieur de l’ordre
- Salaire d’un expert-comptable en 2026 - Compta Online
- Salaire d’un chef de mission comptable - Compta Online
- Fiche RNCP 41385, diplôme d’expertise comptable - France Compétences
- Parcoursup 2025, vœux de formation et d’admission - open data du ministère de l’Enseignement supérieur
Autres textes consultés : l’ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945 (articles 3, 7 bis et 20), l’arrêté du 4 août 2025 portant réforme du DCG et du DSCG, l’arrêté du 22 mai 2020 sur les dispenses accordées aux titulaires du BTS, les arrêtés du 13 février 2019 et du 23 avril 2026 sur le DEC, et l’accord salarial n° 48 du 5 décembre 2025 de la convention collective des cabinets d’experts-comptables.